« Je ne suis pas en colère », assure Bernard Blaquart, après la défaite du Nîmes Olympique à Strasbourg en Ligue 1

FOOTBALL Le technicien gardois est apparu très calme après le match. Pourtant, il y avait de quoi être énervé

Au stade de la Meinau, Thibaut Gagnepain

— 

Bernard Blaquart (à gauche), avec Thierry Laurey, l'entraîneur du RC Strasbourg.
Bernard Blaquart (à gauche), avec Thierry Laurey, l'entraîneur du RC Strasbourg. — Cegarra Elyxandro/SIPA
  • Le Nîmes Olympique a été largement dominé à Strasbourg samedi en Ligue 1 (4-1).
  • Les Gardois ont terminé la partie à dix, après l’expulsion de Miguel.
  • « On a été battu par une équipe nettement meilleure que nous ce soir », a préféré souligner le technicien, sans vouloir noircir la situation. « Ça fait partie d’une saison de rater des matchs. »

Lui, énervé ? Ce n’est pas le genre de Bernard Blaquart. Quelques minutes après la lourde défaite de ses joueurs à Strasbourg samedi (4-1), l'entraîneur du Nîmes Olympique est apparu étonnamment calme.

« On a été battu par une équipe nettement meilleure que nous ce soir », a préféré souligner le technicien, sans vouloir noircir la situation. « Ça fait partie d’une saison de rater des matchs […] On a fait une mauvaise prestation, il n’y a pas grand-chose à en retenir. »

Plutôt des choses à oublier, comme ce carton rouge bêtement reçu par Miguel pour un deuxième avertissement (66e). « Je veux bien qu’il soit expulsé mais pourquoi Mitrovic ne l’a pas été aussi dans ce cas-là ? », s’est interrogé le coach gardois, en repensant à cette grosse faute du capitaine strasbourgeois sur Renaud Ripart (72e), non sanctionnée d’un jaune.

« La colère n’apporte rien »

A ce moment-là, son équipe était déjà menée 3-1 et avait payé ses trop graves errements dans le jeu. Trop légère dans l’engagement, trop souvent perforée et constamment ennuyée par la puissance du duo d’attaquants alsaciens Ajorque-Mothiba, Nîmes a sombré à Strasbourg. A part peut-être en début de seconde période, quand elle est revenue à 2-1 grâce à Philippoteaux (48e), mais ça n’a pas duré.

« On n’a pas écouté les consignes du staff », déplore Pablo Martinez, sans vouloir « se bouillir le cerveau à cause de ça ». Son coach pourrait aussi mais ce n’est donc pas du tout son genre. « Non, je ne suis pas en colère », insiste Bernard Blaquart. « Si je dois l’être, c’est contre moi car je suis le plus responsable de tous. On doit tous faire mieux, c’est sûr, mais la colère n’apporte rien. »

Les Crocos vont pourtant avoir besoin d’un remontant. Derniers de Ligue 1 avant cette journée, ils vont le rester une semaine de plus. Et ils viennent d’enchaîner un sixième match sans victoire, Coupe de la Ligue mise à part. « Je ne suis pas plus ni moins inquiet qu’en juillet », conclut le technicien, décidément zen.