RC Strasbourg : Une merveille de coup franc et un match énorme, Dimitri Liénard a été monstrueux contre Nîmes en Ligue 1

FOOTBALL Passements de jambes, grand pont, but... « Dim » a régalé !

Au stade de la Meinau, Thibaut Gagnepain

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Dimitri Liénard félicité par ses partenaires après son merveilleux coup franc.
Dimitri Liénard félicité par ses partenaires après son merveilleux coup franc. — FREDERICK FLORIN / AFP
  • Dimitri Liénard a été exceptionnel samedi lors du succès du RC Strasbourg contre Nîmes (4-1).
  • Le milieu de terrain a inscrit une merveille de coup franc et réalisé des gestes de grande classe.
  • « C’était du grand Dim », résume son partenaire et ami, Adrien Thomasson.

Une note de 9 pour Les Dernières Nouvelles d’Alsace, de 8 pour L’Equipe et de… 10 pour 20 Minutes ! Bon d’accord, on s’enflamme. Mais il faut bien le dire, Dimitri Liénard a été sensationnel, samedi soir à la Meinau. Le Racing a explosé Nîmes (4-1) et le milieu de terrain n’y a vraiment pas été pour rien.

Il y a d’abord ce but. Une merveille de coup franc, à l’entrée de la surface, complètement excentré à droite du but. « Dim » s’élance, enroule du gauche et le ballon lobe le gardien gardois, Dias, avant de se loger dans le petit filet opposé. Vous avez dit chef-d’œuvre ?

L’artiste du soir, lui, préfère en rigoler. « Est-ce que j’ai fait exprès ? Non, comme d’habitude, j’ai glissé au moment de tirer et elle est partie toute seule dans la lucarne », se marre-t-il, avant d’ouvrir la boîte à souvenirs. Retour le 13 février 2015 pour exactement le même but contre Colmar, simplement de l’autre côté du terrain. « C’est un peu à l’image de ce coup franc en National. Je sais exactement ce que je veux faire, le frapper fort au deuxième poteau. Maintenant, avec l’aide du public, elle est retombée dedans, tant mieux ! »

Et tant mieux pour lui, qui a à peu près réussi tout ce qu’il a entrepris samedi. Comme ce double passements de jambe qui nous a rappelé celui de Zidane un soir de quart de finale de Coupe du monde 2006 contre le Brésil. Ou comme ce grand pont, qui a mené à une énorme occasion, sauvée par Dias devant Mothiba (22e). Ou encore comme cette bonne passe dans le tempo à Ajorque qui a abouti au deuxième but alsacien (45e+1) Liénard a même été impliqué dans les deux autres réalisations alsaciennes, dans l’avant-dernière passe.

« C’était du grand Dim ce soir », résume son partenaire et ami, Adrien Thomasson. « On le sait, quand il est à la Meinau, ça le transcende. C’est un bon joueur de foot, il l’a encore prouvé. » Sa performance n’a même plus étonné son coach. « Dimitri ? Il a aussi fait des super matchs ces derniers temps », a répondu Thierry Laurey, qui avait avoué plus tôt dans la saison son admiration pour le natif de Belfort. « Peu importe le niveau, il s’y met », avait-il dit, en référence au parcours de Liénard. A ce parcours d’un joueur amateur arrivé en 2013 au Racing, alors en National, et qui a depuis vécu toutes ses aventures. Sans jamais en être spectateur.

Le premier maintien en Ligue 1 du club alsacien ? C’était lui, avec déjà un coup franc resté dans les mémoires contre Lyon. La panenka en finale de la Coupe de la Ligue l'an dernier face à Guingamp ? Encore lui. L’homme, franc et attachant est devenu le symbole de son club ces dernières années. Avec le départ de deux « grognards » l’été dernier, Pablo Martinez et Anthony Gonçalves, il a même endossé un rôle de patron cette saison.

Pour s’en convaincre, il y a juste à le regarder haranguer ses partenaires pendant le match contre Nîmes ou le voir décider par où commencer le tour d’honneur après. Tout ça vaut bien un 10.