ASSE-Toulouse : Avec Koulouris et un « formidable » Saïd, le TFC s’est enfin trouvé un pouvoir offensif

FOOTBALL Séduisants dans le jeu, les Toulousains sont passés tout près d'un gros coup ce dimanche à Saint-Etienne (2-2)

Au stade Geoffroy-Guichard, Jérémy Laugier

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Wesley Saïd, ici au duel avec le Stéphanois Denis Bouanga, a été très remuant pour sa première titularisation avec le TFC. JEFF PACHOUD
Wesley Saïd, ici au duel avec le Stéphanois Denis Bouanga, a été très remuant pour sa première titularisation avec le TFC. JEFF PACHOUD — AFP
  • Le TFC a ramené un point mérité de Saint-Etienne ce dimanche (2-2).
  • Le pouvoir offensif toulousain, incarné ce dimanche par Gradel, Leya Iseka, Saïd et Koulouris, est un véritable motif d’espoir du début de saison des hommes d’Alain Casanova (9es en L1).

Les suiveurs du TFC n’ont peut-être parfois pas reconnu leur équipe, ce dimanche à Saint-Etienne (2-2). 14e attaque de Ligue 1 les deux saisons précédentes, et même 16e dans ce classement en 2015-2016, Toulouse semble cette saison armé pour montrer autre chose sur le plan offensif. Portés par des buts de Max-Alain Gradel (15e, sur penalty) et d’Aaron Leya Iseka (24e), les joueurs d’Alain Casanova ont failli couler les Verts dans le Chaudron (poteau de Wesley Saïd, 40e) avant de subir une remontée signée Romain Hamouma (2-2, 45e et 57e).

Mais dans une rencontre spectaculaire, également marquée par un but supersonique d’Efthymios Koulouris (69e, dans la minute suivant son entrée en jeu) refusé via le VAR pour un hors-jeu plus que limite, le TFC a prouvé la richesse de sa palette offensive. « J’ai pris beaucoup de plaisir à voir mon équipe montrer autant d’intentions dans le jeu et dans les efforts, souligne Alain Casanova. C’est le football qu’on a envie de voir. »

« C’était important de mettre en place une saine concurrence devant »

Oubliez la Gradel-dépendance chronique des deux dernières saisons, le danger est bien mieux réparti, à l’image de la remuante première titularisation de l’ancien Dijonnais Wesley Saïd. « C’est un formidable joueur, s’enthousiasme son entraîneur. Il est intéressant parce qu’il a beaucoup de polyvalence. Il a un certain poids sur les épaules, qu’on le veuille ou non [le transfert record du club], mais il vit très bien cette attente autour de lui. C’est un garçon avec une mentalité irréprochable. »

Tout comme Aaron Leya Iseka, il a été récompensé de son bon match de préparation contre Bilbao (2-1) la semaine passée, en relayant Mathieu Dossevi et Efthymios Koulouris (déjà deux buts et une passe décisive) au coup d’envoi. « C’était important de mettre en place une saine concurrence devant, confie Aaron Leya Iseka. L’année dernière, on a connu une période très difficile durant laquelle on manquait de ressources dans les changements. Le coach a fait le nécessaire avec de bons transferts. »

Alain Casanova a même joué la gagne en fin de match

Un mercato qui pousse Alain Casanova à « envisager » faire évoluer son 4-3-3 classique en 4-4-2 comme cela a été le cas en deuxième période ce dimanche avec Saïd en soutien de Koulouris. L’entraîneur toulousain a même clairement joué la gagne en fin de match, au risque d’être quasiment puni par Robert Beric (deux buts refusés pour hors-jeu). « Je nous voyais encore frais et je voyais Saint-Etienne prendre énormément de risques, explique-t-il. J’avais envie de tenter le petit coup de destin pour voir si on était capables d’aller prendre les trois points. »

Une ambition qui ne fait pas de mal à ce TFC (9e en L1) si moribond la saison passée. Max-Alain Gradel ne risque pas d’oublier ces périodes plus sombres et tient à pondérer : « Pour l’instant, ça se passe bien mais il ne faut pas oublier que c’était le cas aussi en début de saison passée. C’est trop tôt pour tirer des conclusions. En tout cas, on prend du plaisir et on joue vraiment les uns pour les autres. »