Homophobie dans les stades : « Il faut que les politiques nous fassent confiance », réclame la LFP

FOOTBALL Didier Quillot, le DG de la Ligue, s'est exprimé à l'issue d'une réunion organisée par la LFP entre les représentants supporters et associations anti-discrimination.

N.C. avec AFP

— 

Didier Quillot, le directeur général de la Ligue de football professionnel.
Didier Quillot, le directeur général de la Ligue de football professionnel. — MANDEL NGAN / AFP

« Il faut que les politiques nous fassent confiance et nous laisse travailler », a assuré mercredi Didier Quillot, directeur général de la Ligue de football professionnel, au sujet de la lutte contre l’homophobie qui divise actuellement le football français et le gouvernement sur les moyens à employer pour y remédier. Le dirigeant de la LFP s’exprimait à l’issue à l’issue d’une réunion organisée par la LFP entre les représentants supporters et associations anti-discrimination.

Tous les participants ont salué le climat de confiance dans lequel la réunion s’est déroulée, à commencer par Didier Quillot qui a ainsi salué « le climat de bienveillance » de la réunion, qui a permis « de faire redescendre la température ». « On a pu diminuer le fossé qu’il y a entre nous », a aussi estimé à l’issue de cette réunion Bertrand Lambert, le président de l’association des PanamBoyz and Girlz United qui dénonce l'homophobie dans le football et travaille sur le sujet avec la LFP.

La présidente de la LFP, Nathalie Boy de la Tour, a elle aussi insisté sur la confiance à accorder aux différents acteurs. « Je fais confiance aux supporteurs, aux référents supporters, aux présidents de club et aux acteurs du foot pour trouver ensemble le chemin qui nous permettra de sortir grandis et plus unis face à cette situation. »

« Cette situation est une situation de crise », a-t-elle estimé, « il faut pouvoir construire sur une situation de crise. Peut-être qu’on avait besoin d’en arriver là pour repartir sur de bonnes bases et en tout cas c’est ce que j’appelle de tous mes vœux », a-t-elle ajouté. « Longtemps on a toléré certains chants dans les stades, aujourd’hui la société ne les accepte plus », avait-elle déclaré en préambule de son intervention.