Chants à caractère homophobe : Noël Le Graët demande aux arbitres de ne plus arrêter les matchs

FOOTBALL Le président de la FFF s’est à nouveau exprimé sur le sujet des chants et banderoles à caractère homophobe dans le foot français

A.L.G. avec AFP

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Noël Le Graët demande aux arbitres de ne plus interrompre les matchs à cause de chants supposés à caractère homophobe.
Noël Le Graët demande aux arbitres de ne plus interrompre les matchs à cause de chants supposés à caractère homophobe. — Miguel MEDINA / AFP

Le président de la Fédération française de football Noël Le Graët a affirmé mardi avoir demandé aux arbitres de ne plus arrêter les matchs pour des chants ou banderoles homophobes dans les tribunes. « L’arrêt des matchs ne m’intéresse pas. C’est une erreur. J’arrêterais un match pour des cris racistes, j’arrêterais un match pour une bagarre, des incidents s’il y a un danger dans les tribunes », a expliqué Le Graët sur les ondes de France Info, assurant que le racisme dans les stades et l’homophobie en tribunes, « ce n’est pas la même chose » et appelant les clubs à « agir » via leurs services de sécurité.

« Le service sécurité des clubs doit contrôler les personnes qui rentrent sur le terrain, il y a des services qui sont là pour faire en sorte que ces banderoles disparaissent rapidement, a-t-il lancé. Mais l’arrêt des matchs, c’est autre chose. Le jeu, c’est quelque chose de compliqué, de beau. On va faire en sorte qu’il n’y ait plus de banderoles, mais arrêter les matchs, non ».

Noël Le Graët s’était déjà positionné vendredi dans un entretien au journal Ouest-France sur cette question, en montant au créneau contre les politiques, à commencer par la ministre des Sports Roxana Maracineanu, qui lui avait répondu en estimant qu’il avait tenté de « décrédibiliser » sa parole.

La nouvelle saison marquée par de nombreux arrêts de match

Le patron de la FFF a insisté mardi au micro de France Info : « L’homophobie c’est un problème national. Je n’accepte pas que seul le football soit concerné par l’homophobie parce que c’est tellement faux. »

Depuis le début de la saison, plusieurs rencontres ont été brièvement interrompues en L1 et L2 pour faire cesser des chants à caractère homophobe lancés des tribunes ou le déploiement de banderoles injurieuses. Une fermeté réclamée et vivement saluée par la ministre des Sports, sa collègue chargée de la lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa, et par les associations de lutte contre l’homophobie.