Barcelone-OL: «On a eu du mal à exister»… Cette claque historique peut-elle laisser des traces à Lyon?

FOOTBALL Dépassés mercredi à Barcelone (5-1), les Lyonnais vont désormais devoir batailler pour sécuriser leur place sur le podium en Ligue 1

Jérémy Laugier

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Après avoir repris espoir durant la seconde période, les Lyonnais ont totalement sombré en fin de rencontre mercredi, en encaissant trois buts dans le dernier quart d'heure (5-1).
Après avoir repris espoir durant la seconde période, les Lyonnais ont totalement sombré en fin de rencontre mercredi, en encaissant trois buts dans le dernier quart d'heure (5-1). — Enric Fontcuberta/EFE/SIPA
  • L’OL a quitté mercredi la Ligue des champions après une lourde défaite à Barcelone (5-1).
  • Outre les blessures d’Anthony Lopes et de Ferland Mendy, la plus lourde défaite de l’histoire du club en Coupe d’Europe pourrait laisser des traces en Ligue 1.

De notre envoyé spécial à Barcelone,

« Le score est un peu lourd même si le Barça était un peu meilleur que nous ce soir. » On tient l’euphémisme de la soirée de l’attaquant lyonnais Bertrand Traoré. Très vite étouffé par des Catalans autrement plus inspirés qu’à l’aller (0-0 à Décines) puis puni en fin de rencontre (5-1), l'OL n’a quasiment jamais existé dans le jeu durant les 180 minutes de ce 8e de finale de la Ligue des champions.

« Il y avait une classe d’écart entre les deux équipes mais on aurait voulu les faire douter un peu plus, reconnaît Léo Dubois. Forcément, à 2-1, on y a cru mais on s’est jeté dans la gueule du loup. On aurait pu être beaucoup plus structurés et essayer de faire des coups à la fin. C’est difficile à avaler car le résultat est conséquent. Il faut se relever, on a de gros objectifs en cette fin de saison. »

Memphis Depay et Marcelo n’ont pas existé contre le Barça

A voir les visages marqués, mercredi soir, par cette plus grosse défaite de l’histoire pour l’OL sur la scène européenne, le retour à la Ligue 1 s’annonce délicat, dimanche (14h30) contre Montpellier. Et ce au-delà des probables forfaits d’Anthony Lopes et Ferland Mendy, tous deux remplacés en cours de match à Barcelone. De nombreuses individualités ont encore souffert mercredi, à commencer par Memphis Depay, censé être le principal atout offensif lyonnais et invisible à l’aller comme au retour. Derrière, Marcelo n’est décidément pas le taulier espéré et Luis Suarez comme Lionel Messi se sont régalés face à lui à coups de petits ponts et de crochets. Surtout, le constat général de « timidité » du match aller est réapparu, quasiment dès le coup d’envoi, au Camp Nou.

« On les a trop laissés jouer en première période, regrette Lucas Tousart. On n’a pas vu le meilleur Lyon, on a perdu beaucoup de lucidité dans tous les efforts faits pour récupérer le ballon. Quand on l’avait enfin, on était dans le rouge, moins lucides que d’habitude. Après le but, on a senti une révolte et le Barça pouvait être un peu fébrile. Mais malheureusement, on n’a pas fait douter longtemps cette équipe et on a craqué en fin de match. A un moment, je pense quand même qu’il ne manquait pas grand-chose pour faire basculer la rencontre. » Désolé Lucas, mais difficile de te suivre là-dessus, quand on sait qu'hormis ce but surprise après un cafouillage dans la surface catalane (2-1, 58e), Marc André Ter Stegen n’a eu aucun arrêt à effectuer.

« Une rencontre comme ça équivaut à 15 ou 20 matchs de Ligue 1 »

C’était déjà le cas à l’aller une fois passé le coup de chaud de dix minutes d’Houssem Aouar et Martin Terrier, tous deux non utilisés par Bruno Genesio en Espagne. « L’ampleur du score me laisse un goût amer, soupire l’entraîneur lyonnais. On ne méritait pas de terminer ce match à 5-1. En première période, on a eu du mal à exister face à la pression de Barcelone et on a eu beaucoup de déchet technique. Mais en deuxième période, on a pressé, on a récupéré le ballon beaucoup plus haut et on a réussi à les faire douter pendant une bonne vingtaine de minutes. On y a tous cru à 2-1. Puis le troisième but nous a coupé les jambes. »

La déroute qui a suivi, portée par un Lionel Messi plus génial que jamais (deux buts et deux passes décisives), peut-elle laisser des traces dans une Ligue 1 où l’OL (3e) sent la menace marseillaise (4e à trois points) se rapprocher ? « Une rencontre comme ça aide à grandir, positivise Bruno Genesio. Ça équivaut à 15 ou 20 matchs de Ligue 1. » Et à de véritables garanties de retrouver la Ligue des champions la saison prochaine ?