«Ça ne sert à rien de gueuler une fois que c’est trop tard»… Jean-Michel Aulas est remonté contre Didier Quillot
FOOTBALL•La problématique des multiples matchs reportés en Ligue 1 semble agacer au plus haut point Jean-Michel Aulas, qui a égratigné mercredi Didier Quillot, le directeur général exécutif de la LFPJérémy Laugier
L'essentiel
- Après le net succès (3-1) de l’OL contre Caen, mercredi en quart de finale de la Coupe de France, Jean-Michel Aulas s’est présenté devant les médias.
- Interrogé sur les propos du jour de Didier Quillot, qui évoquait une Ligue 1 « prise en otage » en raison des reports de matchs, le président lyonnais n’a pas épargné le DG de la LFP.
OK, Jean-Michel Aulas venait déjà de tacler L’Equipe pour sa Une concernant Bruno Genesio avant OL-Caen. Mais on n’a pas vu venir quand même la saignante sortie médiatique du président lyonnais, juste après la qualification tranquille (3-1) de son club, mercredi, pour le dernier carré de la Coupe de France.
Interrogé sur les déclarations du jour de Didier Quillot, directeur général exécutif de la LFP, qui regrettait de voir la Ligue 1 « prise en otage », JMA a dégoupillé au sujet des nombreux reports de matchs cette saison. Celui-ci garde surtout en travers de la gorge la rencontre face à Montpellier reportée en raison d’un stage au Qatar planifié en janvier.
« Ce qui aurait été raisonnable, c’est d’intervenir plus tôt »
« Je pense qu’il [Didier Quillot] se prend en otage tout seul quand il autorise le PSG, au conseil d’administration [de la LFP], à aller faire un certain nombre de prospections au Qatar, pointe le dirigeant de l’OL. C’est bien de gueuler une fois que c’est trop tard, mais ça ne sert à rien. J’ai connu à l’époque des présidents et des directeurs généraux à la Ligue qui n’attendaient pas que la tempête soit terminée pour s’exprimer. Ce qu’il a dit est parfaitement raisonné mais ce qui aurait été raisonnable, c’est d’intervenir plus tôt. »
Après cette première salve, Jean-Michel Aulas a pointé ce qu’il estime être « la première perturbation » de cet interminable feuilleton des matchs reportés, essentiellement en raison de l’ampleur du mouvement des « gilets jaunes ». « C’est venu quand, avec beaucoup de retard, la Ligue a pris la décision de faire d’abord jouer la Coupe de la Ligue, qui avait quand même un intérêt mineur, par rapport aux matchs de championnat ». Ce coup de gueule inattendu en dit long sur la véritable saveur d’un succès sur Caen cette saison, non ?


















