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Comment Villefranche a cru «au casse du siècle» aux tirs au but face au PSG

Villefranche-PSG: Comment le FCVB a cru «au casse du siècle» aux tirs au but malgré l’entrée en jeu «des monstres»

FOOTBALLLe FC Villefranche Beaujolais (National) a résisté mercredi au PSG jusqu'à la 102e minute et l'ouverture du score de Julian Draxler (0-3 au final). Retour sur une soirée de Coupe de France au suspense inattendu
Jérémy Laugier

Jérémy Laugier

L'essentiel

  • En ne craquant qu’au cours de la prolongation (0-3) contre le PSG, le FC Villefranche Beaujolais a signé un demi-exploit, mercredi en 8e de finale de Coupe de France.
  • Les Caladois (13es de National), qui ont cru pouvoir tenir jusqu’aux tirs au but, ont fini par s’incliner en raison des entrées en jeu de Kylian Mbappé et Edinson Cavani.

Depuis sa dernière élimination en Coupe de France, en janvier 2014 contre Montpellier (1-2), le PSG restait sur 26 victoires consécutives en 90 minutes dans cette épreuve. C’est dire la performance du FC Villefranche Beaujolais d’avoir poussé l’ogre parisien jusqu’en prolongation, avant d'être refroidi par l'ouverture du score de Julian Draxler (0-1, 102e). Finalement défaits (0-3), les Caladois, actuellement 13es en National, étaient très fiers de leur épatante résistance, incarnée par un premier tir cadré subi à la 83e ( Edinson Cavani sur coup franc).

« Si on m’avait proposé de signer pour un scénario pareil, je l’aurais tout de suite fait, confie le président Philippe Terrier, comblé mercredi. On a vraiment cru qu’on irait même aux tirs au but et qu’il pourrait se passer quelque chose. » Sur le terrain, le capitaine Maxime Jasse (7 apparitions en L1 avec Auxerre de 2007 à 2008) avait la même idée : « On espérait aller jusqu’aux tirs au but. Mais tenir jusqu’en prolongation une équipe qui va peut-être gagner la Ligue des champions, ce n’est pas neutre. La prolongation était un peu de trop. On savait très bien que plus le match allait durer et plus ça allait être compliqué car ils allaient faire rentrer les monstres. »

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« C’est flatteur pour nous de voir que Cavani et Mbappé sont rentrés à 0-0 »

Vous aurez vite deviné qui sont ces « montres » parisiens, à savoir Kylian Mbappé (deux passes décisives en une heure) et Edinson Cavani (une passe décisive et un but en une demi-heure). Il y a clairement eu deux matchs pour le PSG au Parc OL mercredi : le premier poussif, à l’image d’Eric Choupo-Moting, placé seul en pointe, et le deuxième disputé avec « deux sacrés phénomènes ». Pour le défenseur central caladois Quentin Lacour, « les autres nous avaient bien épuisés avant ». « C’est flatteur pour nous de voir que Cavani et Mbappé sont rentrés à 0-0, poursuit Quentin Lacour, qui a récupéré le maillot de Marquinhos, ''un exemple''. Ça montre qu’ils nous ont respectés et ce match restera gravé à vie. »

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Comment pourrait-il en être autrement pour Celin Lemb, qui s’est offert un déboulé après avoir placé un déroutant petit pont à Juan Bernat, Antoine Philippon qui s’est déployé pour repousser ce puissant coup franc d’Edinson Cavani ou Quentin Lacour qui s’est imposé avec autorité devant l’Uruguayen dans un duel ? Même leur entraîneur Alain Pochat s’est mis à rêver d’un colossal exploit : « Il nous a manqué 20 minutes. On s’est pris au jeu, on s’est dit que sur la loterie des tirs au but, on pourrait peut-être réaliser le casse du siècle. »

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« On n’en veut pas trop à Mbappé car il nous a fait vibrer cet été »

Le FCVB se contentera d’avoir régalé pendant deux heures un Parc OL bien garni (22.852 spectateurs) et plongé dans un suspense totalement inattendu. Et ce avec une fraîcheur contagieuse, comme lorsque Maxime Jasse raconte à quel point son fils sera ravi de recevoir comme cadeau le maillot de match de Kylian Mbappé. Le capitaine caladois nous livre ses sensations d’avoir défié le prodige des Bleus, et d’y avoir cru lui aussi.

« « On a senti qu’on pouvait leur poser des problèmes sur quelques contres. On a commencé à y croire, le public aussi et il nous a poussés. On se disait qu’en cas de tirs au but, il y avait moyen. Tout le monde est un peu euphorique car Cavani et Mbappé, mine de rien, ce sont des joueurs qu’on admire un minimum. C’est Kylian Mbappé qui a fait la différence mais on ne lui en veut pas trop car il nous a fait vibrer cet été. Le PSG, c’est un autre monde. Je commence à ressentir une petite fierté de les avoir tenus 90 minutes. » »

Allez, celle-ci sera peut-être même grande ce jeudi matin. En attendant, Maxime Jasse et ses amis avaient une idée en tête avant de se plonger dans la réception de Dunkerque, samedi (20 heures) en National. « On va quand même en profiter pour boire une ou deux bière(s). Ils n’ont pas le droit, mais nous si », se marre le milieu de terrain du FCVB. Le monde des Caladois avait quand même fière allure mercredi soir.