OL-PSG: «Solskjaer doit être content de ce qu’il a vu»... Paris s'inquiète-t-il avant de défier Manchester United?

FOOTBALL Le PSG s’est incliné pour la première fois de la saison en Ligue 1, dimanche à Lyon (2-1), neuf jours avant le 8e de finale aller de Ligue des champions à Old Trafford

Jérémy Laugier

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A l'image d'Edinson Cavani, qui a très peu mis en danger Anthony Lopes dimanche, le PSG n'a pas vraiment réussi sa répétition générale avant d'affronter Man U.
A l'image d'Edinson Cavani, qui a très peu mis en danger Anthony Lopes dimanche, le PSG n'a pas vraiment réussi sa répétition générale avant d'affronter Man U. — Laurent Cipriani/AP/SIPA
  • Le PSG a parfois souffert dimanche à Lyon et s’est une nouvelle fois incliné contre l’OL (2-1).
  • Qu'il s’agisse de Thomas Tuchel, Kylian Mbappé et surtout Thiago Silva, l’heure n’était pas trop à un enthousiasme débordant à neuf jours du 8e de finale aller de Ligue des champions à Manchester United.

Hasard du calendrier, le déplacement au Parc OL fait quasiment chaque hiver figure de test majeur pour le PSG en vue de la Ligue des champions. Battus dimanche à la loyale, sur le même score (2-1) qu'en février 2016 et janvier 2018, les Parisiens ont abandonné leur objectif d’une saison d’invincibilité en Ligue 1. Mais à neuf jours d’un 8e de finale européen aller à Manchester United, l’objectif principal était ailleurs.

Dans cette optique, et après les blessures de Marco Verratti et surtout Neymar, le PSG est-il inquiet d’avoir été souvent secoué par le pressing et l’envie lyonnais ? « On a marqué vite mais après, on a joué avec un peu trop de passivité, constate Thomas Tuchel, malgré tout optimiste. J’ai beaucoup aimé notre deuxième période qui a été très complète. Je ne suis pas inquiet. La vitesse et l’agressivité étaient présentes. C’est ce niveau d’intensité dont on aura besoin en Ligue des champions. »

« Ça fait du bien de disputer de tels matchs »

Cette répétition générale, a priori d’un tout autre niveau d’exigence que les rendez-vous de Villefranche (8e de finale de Coupe de France mercredi) et Bordeaux (samedi en Ligue 1) n’a pas non plus traumatisé Kylian Mbappé. « Non, ça ne m’inquiète pas du tout, assure l’attaquant des Bleus. L’année dernière, à trop attendre la Ligue des champions, on a trop voulu sauter de matchs et on a aussi sauté la Ligue des champions. Là, ça fait du bien de disputer de tels matchs, avec des équipes qui jouent comme Lyon ou Rennes avant. C’est la meilleure façon de nous préparer pour les challenges qui arrivent. »

On s’en doutait mais la perte de Neymar a rendu l’attaque parisienne bien moins insaisissable à Décines. « Allez à Barcelone et demandez à Valverde si c’est compliqué de jouer sans Messi, réplique Kylian Mbappé. Et puis allez à la Juventus et demandez à Allegri si c’est compliqué de jouer sans Ronaldo. Oui, c’est compliqué pour nous mais c’est comme ça, il faut l’accepter. La saison passée aussi, il a été blessé. Ça serait bien qu’on ne fasse pas les mêmes erreurs, sinon ça voudrait dire qu’on n’a rien appris. »

« Il nous a manqué beaucoup de choses »

Un enjeu essentiel pointé par le numéro 7 du PSG, qui a peu réussi à combiner avec Edinson Cavani à la pointe du 4-4-2 mis en place par Thomas Tuchel dimanche. Pour trouver une trace de doute un peu plus importante après cette défaite, il faut écouter Thiago Silva, qui a notamment concédé un penalty après avoir été embarqué par un dribble de Moussa Dembélé (2-1, 49e).

Ole Gunnar Solskjaer [l’entraîneur de Manchester United, présent au Parc OL dimanche] doit être content de ce qu’il a vu. Nous avons bien commencé le match mais, ensuite, on a manqué de concentration et nous n’avons pas fait une bonne première période. Pour moi aussi, c’était difficile. La deuxième période a été meilleure mais cela n’a pas suffi. Il nous a manqué beaucoup de choses. Nous devons être plus concentrés quand nous n’avons pas le ballon par exemple. »

C’est l’un des principaux enseignements du soir : ce PSG a parfois abandonné la possession (47 % seulement en première période), tout en concédant un nombre rarissime de tirs cadrés en championnat (sept dans les 45 premières minutes). Qu’il semble loin, le temps de la confiance quasi-totale en une qualif', lors du tirage au sort, face à un Man U en crise avec José Mourinho à sa tête, non ?