Coupe de la Ligue: «Ce qu'on a fait, c'est parfait», Strasbourg savoure sa qualification pour la finale

FOOTBALL Le Racing s’est qualifié pour la finale de la Coupe de la Ligue aux dépens de Bordeaux, battu mercredi à la Meinau (3-2)...

Alexia Ighirri

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Coupe de la Ligue: Strasbourg-Bordeaux
Coupe de la Ligue: Strasbourg-Bordeaux — PATRICK HERTZOG / AFP
  • En National il y a encore trois ans, Strasbourg s’est qualifié pour la finale de la Coupe de la Ligue en battant Bordeaux mercredi à la Meinau (3-2).
  • Avant les Girondins, le Racing a éliminé Lille, Marseille et Lyon. « Un parcours incroyable », « ce qu’on a fait, c’est parfait », se réjouissaient les joueurs strasbourgeois après avoir fêté leur qualification avec leur public.

Les premiers « On est en finale » sont descendus des tribunes de la Meinau quelques secondes avant le coup de sifflet final mercredi. La victoire contre Bordeaux (3-2) en demi-finale de la Coupe de la Ligue entérinée, les supporters de Strasbourg ont répété des « Merci les bleus » en attendant le tour d’honneur des joueurs du Racing.

Ces derniers se sont ensuite arrêtés devant la tribune ouest. Face au kop, à qui ils ont emprunté micro et tambour, les joueurs strasbourgeois ont entonné leur chant d’après-victoire (et vu la dynamique de dingue du club alsacien, ils ont désormais pris l'habitude de le chanter). Une communion avec le public que le défenseur Laminé Koné a adoré : « Le cri de guerre qu’on a fait à la fin, c’était du jamais vu encore. Je pense que tous les clubs vont nous copier maintenant ».

Youssouf Fofana complète : « On a voulu créer une certaine ambiance avec les supporters. Franchement c’était pas mal ! Vous avez écouté un peu ? C’était bien ! (Sourire) » Rafraîchissant face aux médias, même si « devant vous, il faut faire attention à ce qu’on fait », le jeune milieu assure qu’il a fêté la qualification en finale de la Coupe de la Ligue comme il se doit : « Moi dans le vestiaire je me lâche tout le temps », sourit-il encore.

« Un parcours incroyable »

Avant de rappeler que dans ce même vestiaire alsacien, « il n’y en a pas beaucoup qui ont joué une finale de la Coupe de la Ligue. Ce qu’on a fait, c’est parfait. Et sur tout le parcours : on a joué des grosses équipes. » Il est vrai que pour en arriver là, le Racing a éliminé Lille, Marseille, Lyon et donc Bordeaux. Et, pour rappel, on parle d’un club qui était encore en National il y a trois ans.

« La seule peur qu’on avait c’était peut-être de se faire éliminer à la maison après un parcours incroyable », indique Dimitri Liénard, « en transe sur le banc », qui se félicitait d’avoir bien analysé le match au micro de Canal + : «Paga' est venu à la 42e je crois, on perdait 0-1. Je lui disais qu’en deuxième mi-temps ça allait changer si on continuait à jouer ainsi. A la 52e, il y avait 2-1 pour nous : donc en tant que consultant, je suis pas mal pour l’avenir ! »

Si certains Strasbourgeois pensent réaliser encore davantage ce jeudi, tous ont savouré l’instant mercredi soir. Sauf peut-être le coach Thierry Laurey face à la presse après la rencontre qui l’a alors interrogé sur son manque d’enthousiasme. On l’avait pourtant aperçu heureux sur la pelouse, plaisantant avec Anthony Gonçalves quelques minutes après le match : « Mes joueurs me maintiennent en vie, c’est vous (les journalistes) qui m’énervez ».