TFC: Comment Toulouse va intégrer Gen Shoji, premier joueur japonais de son histoire

FOOTBALL Recruté par Toulouse, le Japonais Gen Shoji a rejoint ses compatriotes Hiroki Sakai (Marseille) et Eiji Kawashima (Strasbourg) en Ligue 1. Le TFC veut maintenant faciliter l’adaptation de son joueur…

Nicolas Stival

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Gen Shoji, le nouveau défenseur du TFC, lors de sa présentation à la presse, le 6 janvier 2019.
Gen Shoji, le nouveau défenseur du TFC, lors de sa présentation à la presse, le 6 janvier 2019. — P. Pavani / AFP
  • A 26 ans, Gen Shoji a quitté son pays pour la première fois afin de rejoindre le TFC.
  • Le club toulousain a recruté un entraîneur adjoint qui servira d’interprète et de « chaperon » au défenseur international japonais.

Depuis samedi, les fidèles supporters du TFC ont découvert deux nouveaux visages à l’entraînement. Celui de Gen Shoji, le défenseur international japonais de 26 ans. Mais aussi celui, plus inattendu, d’un trentenaire qui multiplie les allers-retours sur la pelouse du centre technique du Stadium. Sa mission : traduire et faire passer les consignes de l’entraîneur Alain Casanova à l’ancien capitaine des Kashima Antlers.

Tôru Ôta est l’homme clé du dispositif mis en place pour faciliter l’adaptation de Shoji, premier joueur nippon de l’histoire des Violets. Une poignée de compatriotes escorte l’arrière central depuis sa signature. Ôta a quant à lui paraphé un contrat avec le club, d’une durée de six mois dans un premier temps.

Gen Shoji (à droite), avec Tôru Ôta, le 6 janvier lors de la présentation du joueur à la presse.
Gen Shoji (à droite), avec Tôru Ôta, le 6 janvier lors de la présentation du joueur à la presse. - N. Stival / 20 Minutes

« J’ai un statut d’entraîneur adjoint, indique cet homme de 37 ans, arrivé en France en 2006, à Dijon, pour y apprendre la langue et suivre des études en STAPS. Mais je suis surtout traducteur. » C’est avec lui que Shoji a élaboré le petit discours en français que le défenseur a prononcé avant la conférence de presse de présentation, dimanche.

Plus généralement, le TFC a lancé une campagne de communication dont il a le secret autour de sa nouvelle recrue, depuis le petit film officialisant sa signature pour trois saisons et demie, jusqu’à une vidéo qui retrace les coulisses de son arrivée, IRM de la visite médicale incluse.

« Le but, c’est qu’il s’intègre le plus vite possible », reprend Tôru Ôta. Préparateur physique de formation, le technicien a travaillé pendant huit ans à l’OL féminin sous les ordres de Patrice Lair, avant de suivre l’entraîneur chez les filles du PSG, en 2016. A Paris, il deviendra même entraîneur adjoint, avant de quitter la capitale l’été dernier.

L’exemple lyonnais

Outre ses fonctions techniques, Ôta a aidé à l’intégration d’Ami Otaki et Saki Kumagai, deux internationales japonaises, à Lyon. Son profil a logiquement intéressé le TFC au moment de recruter Gen Shoji. Le huitième de finaliste de la dernière Coupe du monde, en Russie, doit aussi prendre des cours de français et rencontrer des représentants de la diaspora nippone à Toulouse (entre 150 et 300 personnes selon les sources) pour peaufiner son immersion.

Si l’épais agenda du TFC (cinq matchs lors des deux prochaines semaines) risque de retarder les choses, le joueur se montre volontaire. « Sur le terrain, Tôru me traduira les consignes, mais dans les vestiaires, je compte parler à mes coéquipiers en anglais et en français, explique (en japonais, forcément) le récent vainqueur de la Ligue des champions d'Asie. Avec Kashima, j’évoluais en rouge. J’espère faire mon possible pour que le violet m’aille le plus vite possible. »