Coupe de la Ligue: Avant de retrouver le Havre, le jeu des Girondins est-il trop lisible?

FOOTBALL Les Bordelais vont devoir diversifer leur jeu pour espérer voir les demi-finales…

Clément Carpentier

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Le défenseur Jules Koundé au duel avec un défenseur havrais lors du match de Coupe de France.
Le défenseur Jules Koundé au duel avec un défenseur havrais lors du match de Coupe de France. — MEHDI FEDOUACH / AFP
  • Les Girondins reçoivent Le Havre (Ligue 2) en quart de finale de la Coupe de la Ligue ce mercredi (21h05).
  • Trop stéréotypé, le jeu bordelais ne surprend plus du tout les adversaires.
  • Ricardo et Bedouet réclament « un peu plus de folie » et de jeu long.

Jeu court au milieu de terrain, passe à Kamano, Kalu ou Karamoh, centre sur le gardien, le défenseur ou au troisième poteau (et parfois sur un coéquipier), voilà c’est tout. C’est un peu la caricature du jeu des Girondins de Bordeaux depuis le début de la saison mais elle n’est malheureusement pas loin de la vérité. Ce qui fait d’ailleurs dire à Eric Bedouet que son équipe est aujourd’hui trop « lisible. » Et les adversaires en profitent de plus en plus à l’image du Havre en Coupe de France, dimanche.

« Il faut un peu de folie »

Seulement trois jours après leur triste élimination (0-1), les Bordelais retrouvent dès ce mercredi soir (21h05) le HAC en quart de finale de la Coupe de la Ligue, cette fois-ci. Il faudra donc doublement être inventif face à des Normands qui connaissent la recette pour les battre. « On ne tente pas assez de choses alors que pourtant on a les joueurs pour le faire, peste encore Bedouet. On les aide bien sûr, mais ce sont eux qui sont sur le terrain. » L’entraîneur des Marine et Blanc vise notamment ses ailiers.

François Kamano, le meilleur buteur du club, en instance de départ semble ailleurs depuis quelques semaines, Kalu n’a plus le rendement de ses premières sorties et Yann Kamaroh ne peut pas tout faire à lui tout seul. Avec l’absence, en plus, de Younousse Sankharé, Eric Bedouet aimerait voir des joueurs « plus percutants, plus spontanés. Il faut un peu de folie. Provoquer l’adversaire ! »

Le jeu long, une solution ?

Mais avec son binôme Ricardo, il ne pointe pas que le manque de créativité mais aussi la façon de jouer de son équipe : « Je ne sais pas si c’est dû aux entraîneurs précédents [Gourvennec et Poyet], mais j’ai l’impression qu’il faut toujours jouer court. Eh bien non, c’est bien aussi de jouer long, mais on a peur de ça ! Après, il faut des appels… » Et c’est peut-être là que le bât blesse. Entre des ailiers qui attendent le ballon dans les pieds voire viennent le chercher et des attaquants qui n’ont pas le profil (Briand, Cornelius ou De Préville), ça devient très compliqué de diversifier son jeu.

Pourtant, il va bien falloir trouver des solutions, sous peine de traverser la deuxième partie de saison tel un fantôme. Pour éviter ça, les Girondins peuvent déjà s’offrir une demi-finale de Coupe de la Ligue, une compétition qu’ils adorent (trois fois vainqueurs en 2002, 2007 et 2009 et trois fois finalistes en 1997, 1998 et 2010).