ASSE-Amiens: «Nous, on n’a pas le droit à la VAR»… Les joueurs stéphanois sont plus que remontés contre l’arbitrage vidéo

FOOTBALL Les Stéphanois étaient extrêmement frustrés par l'arbitrage de Thomas Léonard et son utilisation de la vidéo, ce dimanche lors du match nul (0-0) face à Amiens...

A Saint-Etienne, Jérémy Laugier

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Les joueurs de l'ASSE n'ont pas compris l'arbitrage de Thomas Léonard ce dimanche.
Les joueurs de l'ASSE n'ont pas compris l'arbitrage de Thomas Léonard ce dimanche. — PHILIPPE DESMAZES / AFP
  • Se heurtant à la solide défense amiénoise, l’ASSE a dû se contenter d’un troisième match nul (0-0) de rang, ce dimanche dans le Chaudron.
  • Un résultat d’autant plus frustrant pour les Stéphanois qu’ils ont parfois eu « un sentiment d’injustice » en raison de l’arbitrage de Thomas Léonard et de son utilisation de la VAR.

« Toutes les décisions ont été contre nous, ça arrive… » S’il a tenu à rester calme sur le sujet, Jean-Louis Gasset n’a pas mis longtemps à évoquer l’arbitrage de Thomas Léonard et l’utilisation de la VAR, ce dimanche après le frustrant nul (0-0) de son équipe contre Amiens. Et pour cause :  Wahbi Khazri s’est vu refuser un (superbe) but pour un hors-jeu de peu (44e). Puis le défenseur picard Bakaye Dibassy a écarté de la main un centre de Yannis Salibur, sans que cela n’entraîne un penalty pour les Verts (51e).

Chants d’insulte contre la vidéo et l’arbitre

Pas plus qu’un tacle très litigieux de Dibassy sur Robert Beric (81e). Entre-temps, l’ASSE avait eu quelques secondes pour fêter une ouverture du score de Timothée Kolodziejczak… finalement refusée après consultation de la VAR pour une légère poussette sur Thomas Monconduit (77e). A l’image d’un kop sud bouillant en fin de partie, et lançant des chants d’insulte contre la vidéo et l’arbitre, les joueurs stéphanois sont apparus très remontés en zone mixte.

« Je pense qu’il y a penalty dans les deux cas »

« Ça fait chier, je préfère ne pas en rajouter », s’est fendu Wahbi Khazri, visiblement guère emballé par la perspective d’une convocation auprès de la commission de discipline. « Il y a quelques faits de jeu sur lesquels l’arbitre ne nous a pas aidés, confie son partenaire offensif Loïs Diony. Je pense qu’il y a penalty dans les deux cas. Sur la main, j’en suis sûr et certain. Mais bon, nous, on n’a pas le droit à la VAR. »

Un sentiment d’injustice que tente d’atténuer le capitaine de l’ASSE Loïc Perrin : « L’arbitre m’a indiqué que toutes les situations étaient vues à la VAR. Si c’est pour un foot plus juste, l’usage de la vidéo est très bien. » Difficile de trouver grand monde croyant cela dans le Forez depuis ce dimanche, et sûrement pas Jean-Louis Gasset.

« Pour la faute sur Robert Beric, l’arbitre n’a rien voulu savoir »

« Quand je vois qu’hier à Angers [1-0 contre le LOSC], il y a main, penalty et carton rouge, j’ai la sensation que c’est un peu le même style d’action en notre faveur, lance l’entraîneur stéphanois. Il faut que tout le monde soit arbitré de la même manière. » Bien chaud sur le sujet, Yann M’Vila est revenu dans le détail sur les nombreux épisodes défavorables aux Verts.

« La main, il nous assure clairement qu’on lui a dit à l’oreillette qu’elle est collée au corps. Peut-être, mais va au moins vérifier par toi-même! Pour la faute sur Robert Beric, il n’a rien voulu savoir. Mais quand les Amiénois vont sur lui pour lui dire qu’il y a faute sur notre but, il vérifie la VAR. Il faut que ça soit dans les deux sens. Il n’y a pas de dialogue. Les arbitres viennent nous faire un cours en début de saison pour qu’il y ait une relation entre eux et nous mais certains n’arrivent pas à l’appliquer sur le terrain. »

« On a rencontré des équipes qui produisent zéro football »

Comme la frustration était clairement le maître mot ce dimanche à Saint-Etienne, Mathieu Debuchy est sorti après avoir « senti une pointe derrière la cuisse gauche » (55e), les Verts font du surplace (troisième nul de rang) et ils se rendent à Paris après la trêve internationale.

Pour expliquer leurs difficultés offensives (trois buts inscrits en quatre journées), ils pointent principalement le style de jeu de leurs adversaires jusque-là en Ligue 1. « Hormis Strasbourg, on n’a rencontré que des équipes qui produisent zéro football, regrette ainsi Wahbi Khazri. Mais oui, on est capable de beaucoup mieux sur le plan offensif, on en est conscient. » Après tout, la VAR ne peut quand même pas être tenue pour responsable des 3,75 tirs cadrés en moyenne côté stéphanois depuis le début de la saison.