Mercato Bordeaux: Salaire, King Street, agent(s)… Pourquoi Thierry Henry a dit non aux Girondins?

FOOTBALL De nombreux éléments expliquent la non-venue de l’ancien champion du monde 98…

Clément Carpentier

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Thierry Henry à l'entraînement avec la sélection belge le 29 août 2016.
Thierry Henry à l'entraînement avec la sélection belge le 29 août 2016. — FREDERIC SIERAKOWSKI/ISOP/SIPA
  • Thierry Henry réclamait plus de 2 millions d’euros de salaire et trois recrues d’ici la fin du mercato.
  • Il y a une véritable guerre d’influence au sein de GACP, futur repreneur du club.
  • Les demandes de l’agent d’Henry ont compliqué très sérieusement les discussions à partir de ce week-end.

Le suspens a pris fin ce lundi soir un peu avant minuit. Thierry Henry a fini par dire non aux Girondins de Bordeaux. Il a refusé la contre-proposition faite par les futurs propriétaires du club, le fonds d’investissement américain, GACP. Alors que tout était presque réglé 48h plus tôt, l’affaire a capoté. Pourquoi ?

Thierry Henry et ses exigences

Si au départ, on a cru comprendre que l’ancien attaquant n’en ferait une question d’argent, sa stratégie a très vite changé quand il s’est rendu compte qu’il était le seul sur la liste. Il a alors décidé de revoir ses émoluments à la hausse en réclamant par exemple un salaire de 2 millions d’euros par an. Thierry Henry souhaitait aussi une logistique familiale très importante.

Autre point d’achoppement, le projet sportif. Le champion du monde 98 exigeait le recrutement d’au moins trois recrues d’ici la fin du mercato, vendredi soir.

Le duo GACP - King Street

Le fonds d’investissement de Joseph DaGrosa a géré le dossier Thierry Henry depuis le début après avoir validé ce choix de M6. Problème, au fil des jours, on s’est bien rendu compte que GACP n’avait pas les mains libres. D’une part, ce n’est pas eux qui ont le chéquier. C’est King Street, la caution financière des repreneurs américains. Et ces derniers n’ont apparemment pas prévu de faire de folies. Loin de là. Même pour Thierry Henry.

D’autre part, GACP doit faire avec une nébuleuse autour de lui. C’est-à-dire des personnes notamment des agents qui jouent plus leur carte personnelle que celle du fonds d’investissement qu’ils sont censés simplement conseiller. Selon nos informations, certains voyaient d’un très mauvais œil l’arrivée de Thierry Henry et de son réseau (Gilles Grimandi) dans l’optique de la gestion future des transferts au club. C’est une véritable guerre d’influence.

Darren Dein

L’agent de Thierry Henry a aussi eu un rôle capital dans l’échec du dossier. En effet, il réclamait des « conditions hors normes » selon les confidences d’un dirigeant bordelais à L’Equipe. Pour son client mais surtout pour lui. Bordeaux ne pouvait pas répondre positivement à ses demandes.

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