OM-Rennes: Défense hésitante, attaque transparente... Faut-il s'inquiéter pour Marseille?

FOOTBALL Face à Rennes (2-2), l'OM vient d'enchainer un second match sans victoire. Les Marseillais sont 9e de Ligue 1...

Au stade Vélodrome, Jean Saint-Marc

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L'OM trébuche en ce début de saison.
L'OM trébuche en ce début de saison. — C. Simon / AFP
  • La défense marseillaise a offert deux buts sur un plateau aux Rennais, ce dimanche, au Vélodrome. 
  • Le trident offensif Payet-Thauvin-Ocampos a également déçu. Sans parler de Germain, complètement transparent...

Il est passé par ici. Il repassera par là. Il a fallu jouer au jeu du chat et de la souris avec Dimitri Payet, ce dimanche, en zone mixte. Le capitaine olympien pensait pouvoir s’esquiver discrétos avec une bonne vieille technique : se glisser derrière les micros pendant qu’un de ses coéquipiers était interviewé. Loupé, on l’a rattrapé par le colback. « C’est vrai qu’on est passés à côté de la première mi-temps. On a su réagir, mais pour gagner un match, c’est mieux de jouer les 90 minutes », a-t-il souri tristement.

Dimitri Payet était bien placé pour faire un tel commentaire : c’est l’un de ceux qui ont le plus déçu pendant le premier acte, avant de se montrer un peu plus en seconde mi-temps, principalement sur coups de pied arrêtés. « Quand vous avez des leaders techniques qui perdent autant de ballons en première mi-temps, c’est compliqué », s’est agacé Rudi Garcia, désignant officiellement « Dim’ et Flo’ ».

La malédiction des 19

Dim(itri Payet) a perdu au total 19 ballons (soit 40 % de fail). Flo(rian Thauvin) en a lâché… 19 aussi (37 %). Tant qu’on y est, ajoutons-y le troisième bout du trident offensif, en la personne de Lucas Ocampos. Certes, il a marqué (par opportunisme plus que par habileté), mais lui aussi y est allé de ces 19 pertes de balles, décidément le chiffre du soir. Et Germain, parfaitement transparent, aurait pu jouer sur le city-stade d’à côté que cela n’aurait pas changé grand-chose : on ne l’a pas vu.

Inquiétant, cette animation offensive en panne ? Thauvin répond : « Il n’y a pas d’inquiétude, on est en train de finir de se préparer, on n’est pas tous prêts. Moi, je serai bientôt prêt ! » Mais pas encore. « On a trop de joueurs qui sont à des niveaux de forme hétérogène, se justifie à son tour Rudi Garcia. Florian n’est pas à 100 %, Ocampos non plus à cause de sa récente blessure. » Comme Payet, le coach marseillais se rassure en brandissant la capacité de réaction de son équipe, « portée » par un Vélodrome effectivement bouillant (et ronchon : une banderole au coup d’envoi, une bronca à la mi-temps, une au coup de sifflet final).

« C’est un Marseille en rodage, je ne suis pas inquiet, embraye le vieux sage Adil Rami, du haut de ses 309 matchs en pro. Avec l’expérience que j’ai, je sais que dans les cinq-six premiers matchs de la saison, il y a beaucoup de surprises ! »

Tant qu’on le tenait, on lui a parlé des lacunes défensives de cette équipe : une charnière (lui et Kamara) sans repère, comme la semaine dernière à Nîmes (c’était avec Caleta-Car). « On est en apprentissage, j’apprends à les connaître. On essaye d’être très haut sur consigne du coach, mais quand on ne se connaît pas, on a tendance à reculer. » Et à encaisser des buts absurdes : le premier, en l’occurrence, sur une faute grossière de l’international français, après une erreur de marquage du jeune Kamara. « A 20 centimètres près, j’aurais réussi mon intervention », assure Rami, qui qualifie l’évènement de « hic de la soirée ».

Les cadeaux de la défense et les points perdus

Yohann Pelé a le hoquet lui aussi : le remplaçant de Steve Mandanda a commis une cagade AOC, ce dimanche : un centre anodin relâché dans les pieds de Sarr. Il s’explique : « Les deux buts sont deux cadeaux, dont un de ma part. Je pensais déjà à la relance que j’allais faire, je n’étais pas concentré sur le geste que j’avais à effectuer. Faut assumer ! » Marseille assume et pense à la suite : un déplacement à Monaco, même jour même heure. L’an dernier, ils en étaient revenus traumatisés. Cette fois, il faudra revenir avec des points. Après trois journées, Marseille n’est que neuvième de Ligue 1, avec quatre petites unités. Et ça, sans être alarmant, c’est quand même inquiétant.

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