Girondins de Bordeaux: «Je ne suis pas content», le coup de gueule de Poyet sur le possible rachat du club

FOOTBALL L’entraîneur bordelais se dit prêt à remettre en question son engagement…

Propos recueillis par Clément Carpentier

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Gustavo Poyet s'inquiète de la situation extra-sportive du club.
Gustavo Poyet s'inquiète de la situation extra-sportive du club. — Clément Carpentier - 20 Minutes
  • Gustavo Poyet a donné son avis sur le possible rachat des Girondins.
  • Il regrette que cette situation traîne car il ne peut pas construire son effectif pour cette saison.
  • L’Uruguayen veut mettre la pression sur le club pour que les choses s’accélèrent.

On le savait depuis longtemps, Gustavo Poyet n’est pas le genre d’entraîneur à voir sa langue dans sa poche. L’Uruguay l’a une nouvelle fois prouvé ce mercredi matin pour sa première sortie publique de la saison. Le coach des Girondins est en colère. Et pas qu’un peu. En colère contre la situation extrêmement floue autour du rachat du club. Il ne peut toujours pas commencer à construire son équipe pour cette saison.

Comment se présente la nouvelle saison ?

Quand je suis parti à la fin de la saison, j’étais content. Mais, le plus important pour un club de football, c’est l’été et pour l’instant, on n’a rien fait.

Ça vous inquiète ?

Oui, beaucoup ! Je n’aime pas avoir d’excuses. Mais là, le club me donne la possibilité d’avoir plein d’excuses dès le mois de juillet si ça se passe mal ensuite. Et je n’aime pas du tout ça. Je ne suis pas content du tout. J’attendais quelque chose de différent. Je veux être honnête.

Vous n’êtes pas content de la situation du club ?

Je comprends cette situation. Elle est unique. C’est difficile pour les propriétaires. Mais à la fin, c’est moi et l’équipe donc je ne suis pas content. La Ligue Europa arrive vite et il faut une préparation pour ça. Il nous manque les deux joueurs prêtés qui ont beaucoup joué et aussi les internationaux. Là, l’équipe elle n’est pas bien du tout. Même chose pour Malcom, on ne sait pas s’il joue ou s’il part.

Vous ne pouvez pas vous projeter…

C’est ça, le vrai problème. Je ne sais pas ce qu’il va se passer demain, la semaine prochaine ou le 26 juillet. Comment tu fais pour planifier la préparation ? Si tu sais, tu me le dis.

Aujourd’hui, est-ce qu’on vous interdit de recruter des joueurs ?

Non, on ne me l’interdit pas. Ce n’est pas impossible mais c’est difficile. On essaie d’avancer sur deux joueurs.

Est-ce que ça peut remettre en cause votre avenir ici à Bordeaux ?

Oui, oui même si je ne veux pas mettre de pression. Mais, ça compte beaucoup. Après, je dois respecter les joueurs qui sont là et les aider à jouer le mieux possible sur le terrain. J’ai toujours pris mes responsabilités, moi. Mais là, on prend un risque avec cette situation.

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