VIDEO. Lyon: «C’est l’âme du club»… Cinq ans après l’ASSE, l’OL ouvre un musée qui comble ses supporters

FOOTBALL Le musée de l’OL a ouvert ses portes mercredi, avec une imposante surface de 1.300 m2 au cœur de son stade à Décines. Il s’agit du deuxième club français ayant un musée, après celui des Verts en 2013…

Jérémy Laugier

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Raphaël a pu décortiquer mercredi matin, pendant plusieurs heures à Décines, les 522 licences des joueurs de l’OL.
Raphaël a pu décortiquer mercredi matin, pendant plusieurs heures à Décines, les 522 licences des joueurs de l’OL. — Jérémy Laugier/20 Minutes
  • Cinq après l’ASSE avec son Musée des Verts, l’OL est devenu mercredi le deuxième club de football français ouvrant un musée.
  • 1.300 m2 sont consacrés aux quasiment 70 ans du club lyonnais, avec des salles surprenantes comme un vestiaire où les visiteurs font face aux discours de mi-temps de grands joueurs de l’OL.
  • Le musée est accueilli avec passion par les supporters de longue date de l’OL.

Un but décisif de Fleury Di Nallo en 1968 commenté par Thierry Roland sur l’ORTF, une licence de Bruno Genesio datant de 1988 ou la possibilité de poser sa voix sur un but lyonnais… Le musée de l’OL a ouvert ses portes ce mercredi à Décines avec de nombreuses surprises. Une dizaine de supporters ont voulu découvrir dès le matin les 1.300 m2 consacrés à l’histoire de leur club.

« Je suis arrivé une heure avant l’ouverture car je tenais absolument à être le premier visiteur de l’histoire de ce musée », sourit Raphaël, abonné de l’OL depuis 1984. Celui-ci a passé plus de cinq heures sur place, notamment pour dévorer les 522 licences de joueurs passés par l’OL depuis 68 ans. « Avec ce mur, je replonge totalement dans mon enfance, confie-t-il. Le gardien Topalovic et tous ces joueurs des années 1980 me rappellent les meilleurs moments de ma vie. »

« Il y en a quand même des choses à raconter depuis 1950 »

En sortant du « vestiaire » du musée, emballé par les discours de Juninho, Anderson, Lacombe ou Fekir, tous en hologrammes devant lui, Bernard (67 ans) glisse un simple constat : « il y en a quand même des choses à raconter depuis 1950 ».

Mais quelque part, les supporters lyonnais ne craignent-ils pas de tomber dans la nostalgie de leurs voisins stéphanois, qui savourent seulement des trophées dans le Musée des Verts (jusque-là le seul musée d’un club français) depuis son lancement en décembre 2013 ?

« A l’OM ou au PSG, les supporters ne peuvent pas se replonger dans leur passé »

« Je ne crois pas que se remémorer le passé signifie être tourné vers le passé, estime Sébastien, un habitué du virage nord de 35 ans. Au contraire, cela participe à l’identité du club dans une période où il est tellement facile de se décréter supporter du Barça en se levant le matin. » Raphaël, qui s’est plongé dans l’histoire des plus grands clubs du monde, y compris au Brésil et en Argentine, perçoit le musée comme « l’âme de notre club ».

« A Marseille ou à Paris, les supporters ne peuvent pas se replonger dans leur passé, pointe-t-il. Pour les Lyonnais les plus jeunes, vous pensez que ça ne leur fera pas plaisir de voir toutes ces images des sept titres de suite de leur club ? Perso, je serai capable de revenir chaque semaine ici… »