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Strasbourg-Nice: «Ce sont des vices de la Ligue 1», le Racing et le Gym se rendent coup pour coup (1-1) dans une ambiance électrique
FOOTBALL•Contacts engagés, fautes répétées, cartons dégainés… A l’heure de jeu, la rencontre entre Strasbourg et Nice a pris une tournure bien électrique, mais les deux équipes ne se sont pas départagées (1-1)...Bruno Poussard
L'essentiel
- Décisive pour les deux formations aux objectifs différents en Ligue 1, la rencontre entre Strasbourg et Nice est devenue très électrique à l’heure de jeu.
- Mais au final, les Alsaciens et les Azuréens ne se sont pas départagés (1-1). Avec frustration, mais sans perdre de vue leurs objectifs pour autant.
L’orage ne s’est finalement pas invité à la fête. Malgré quelques éclairs au-dessus de la plaine d’Alsace, le stade de la Meinau a été épargné. L’ambiance, toutefois, est devenue bien électrique entre un Racing club de Strasbourg en grand besoin de points pour le maintien, et un OGC Nice toujours dans la course effrénée à la cinquième place.
En plein sprint final de Ligue 1, certaines rencontres sentent la poudre. Pourtant, celle-là a démarré calmement. Mais le besoin crucial de points de la part des deux formations a pris le dessus, après une première période plutôt à dominante strasbourgeoise et puis marquée par la belle ouverture du score alsacienne par la tête d’Idriss Saadi (21e).
Une ambiance devenue très électrique à l’heure de jeu
Si le portier Alexandre Oukidja a plus d’une fois maintenu le Racing dans le match, une faute de Stéphane Bahoken du bout du pied sur Jean-Michaël Seri dans l’angle de la surface alsacienne a lancé les hostilités (59e). Suivie d’un penalty converti par l’inévitable Mario Balotelli, elle a ensuite vu l’Italien s’attirer les foudres de la Meinau.
Déterminé à arracher le ballon des mains du gardien du Racing à défaut de le récupérer au fond des filets dans la foulée, Super Mario a de suite joué à agacer ses adversaires comme il sait si bien le faire. Impliqué, Dimitri Liénard poursuit : « Ce grand gaillard vient avec son coude en avant de se jeter à terre alors que je ne l’ai même pas touché. »
« « Sur le moment, je me demande ce qu’il a, s’il n’a pas reçu une pile ou un briquet depuis les tribunes. J’aimerais bien revoir les images. Parce que vous avez vu ma morphologie, pour le faire tomber comme ça… […] Ce sont des vices de la Ligue 1. » »
Contacts engagés, fautes répétées, cartons dégainés
Dans les instants suivants, le match s’est tout à coup emballé, tandis que les esprits s’échauffaient rapidement. Avec les contacts engagés, les petites fautes et mots doux qui vont avec. En 20 minutes, l’arbitre a distribué pas moins de cinq cartons jaunes. Et les occasions se sont multipliées, d’un bout à l’autre du terrain. Du tonnerre !
aAvec des Niçois à la baguette, avec expérience moins de fatigue, face à des Strasbourgeois déterminés mais plutôt en contre. Pour finalement se partager les points à 1-1, malgré plus de dix tirs de chaque côté (pour sept cadrés au Gym, et deux au RCSA). Un nul frustrant des deux côtés, sans que les objectifs ne s’éloignent trop pour autant.
« Tout va continuer jusqu’à la fin pour tout le monde »
Lucien Favre est lucide dans l’analyse : « En première, on a subi parce qu’ils ont mis un gros impact. On le savait, les joueurs de Strasbourg, ce sont tous des costauds, athlétiquement, musculairement. En deuxième, il y a du mieux, on a enfin eu des occasions, plus ou moins nettes. Mais il faut savoir s’en créer plus si on veut gagner. »
Et le classement, on en parle ? Parce que Nice est désormais sixième, à un petit point de Saint-Etienne. « Quand on fait match nul, un autre en profite… A quoi ça tient ? […] Est-ce que ça va se jouer à la dernière journée ? J’espère. Mais ça veut dire qu’on doit faire des exploits. A Marseille, à Lyon. Tout va continuer jusqu’à la fin pour tout le monde. »
« Si on avait pris un autre but, ça aurait été dramatique »
Pour le Racing aussi car, derrière, Lille et Troyes ont gagné et n’ont plus que trois petits points de retard sur le 16e. Mais ne le dites pas trop fort au risque d’énerver coach Laurey : « Vous commencez à me fatiguer. On est un club promu, on sait où on est, où on veut aller, on s’accroche. On fera les comptes à la fin. Ça m’horripile de voir des gens spéculer sur du vent. »
« « C’était Nice en face, il ne faut pas l’oublier. […] La bonne histoire, c’est que ça se termine avec un point, car on aurait pu prendre un autre but. Et là ça aurait été carrément dramatique. » »


















