ASSE-OM: «Fin 2017, on aurait pris une valise»... Ces Verts nouveaux sont dans le vrai

FOOTBALL Très loin de leur visage moribond de décembre, les Stéphanois ont su tenir tête à l'OM (2-2) vendredi... 

A Saint-Etienne, Jérémy Laugier

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La hargne montrée par Loïc Perrin et ses partenaires, vendredi contre Clinton Njie et l'OM, laisse augurer une belle deuxième partie de saison pour les Verts.
La hargne montrée par Loïc Perrin et ses partenaires, vendredi contre Clinton Njie et l'OM, laisse augurer une belle deuxième partie de saison pour les Verts. — PHILIPPE DESMAZES/AFP
  • L'ASSE a réussi une drôle de performance vendredi en arrachant un nul (2-2) contre un OM assez irrésistible en 2018.
  • Un résultat significatif du nouveau visage affiché par les Verts avec Jean-Louis Gasset ces dernières semaines.

« On sent que ce n’est pas la même équipe qu’à une certaine époque. » Le constat du capitaine stéphanois Loïc Perrin est clair et limpide. Auteurs d’un encourageant nul (2-2) vendredi contre un OM quasi irrésistible en 2018, les Verts ont semblé n’être qu’un lointain cousin de l’équipe moribonde ayant conclu la phase aller à un point du barragiste. En raison d’une grippe ayant touché Yann M’Vila et de choix tactiques de Jean-Louis Gasset (Ntep et Beric sur le banc), l’ASSE n’alignait pourtant au coup d’envoi que deux recrues (Debuchy et Subotic) de son ambitieux mercato hivernal.

Mais même sans Yann M’Vila et Rémy Cabella (bloqué par l’OM pour ces confrontations directes), même menés dès la 4e minute par « un rouleau compresseur », les Verts n’ont pas flanché. « C’est un match qu’on aurait pu perdre largement si nous n’avions pas été armés moralement », résume Jean-Louis Gasset.

« Notre objectif est de reconquérir les supporters »

En s’arrachant collectivement pour revenir au score à deux reprises, juste après des succès contre Caen (2-1) et Amiens (0-2), cette équipe (12e à cinq points du barragiste) a montré qu’elle était en passe d’inverser sa désastreuse dynamique d’avant-trève. « Fin 2017, on aurait pris une valise mais là, on a resserré les boulons et on n’a rien lâché », apprécie le premier buteur stéphanois Kévin Monnet-Paquet.

Dans un Chaudron bien garni (plus de 30.000 spectateurs) et par moments en fusion comme lors des belles heures européennes de l’ère Galtier, cette équipe reconstruite pour vite s’éloigner de la zone rouge a le mérite d’avoir cerné l’essentiel. « Notre objectif est désormais de reconquérir les supporters après une première partie de saison finie de façon assez lamentable, confie Kévin Monnet-Paquet. Nous étions complètement perdus sur le terrain. »

« On a tellement vécu d’émotions négatives qu’on savoure encore plus »

Car quitte à sans doute finir dans le ventre mou de Ligue 1, autant envoyer du jeu et faire plaisir à un 12e homme plus qu’excédé en décembre dernier, non ? « C’était un match un peu foufou à la fin car les deux équipes jouaient à quatre ou cinq attaquants pour gagner », constate Jean-Louis Gasset qui semble avoir remis tout son effectif à l’endroit.

« On a tellement vécu d’émotions négatives qu’on savoure encore plus quand on fait des bons matchs comme ce soir », avoue Loïc Perrin. A voir la fierté des deux kops en constatant que leurs joueurs, fessés au Vélodrome (3-0 le 10 décembre), tenaient tête à l’actuel dauphin du PSG, on se dit que tout le monde a enfin su réagir cet hiver à l’ASSE.