VIDEO. Ligue 1: Lemar loin du compte, Fekir devancé à l'OL, Ranieri sur le podium, quand certains salaires sont étonnants

FOOTBALL L'Equipe publie son enquête annuelle sur les salaires du championnat de France...

J.L.

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Baptiste Santamaria a réalisé un énorme travail pour museler Nabil Fekir en marquage individuel.
Baptiste Santamaria a réalisé un énorme travail pour museler Nabil Fekir en marquage individuel. — Laurent Cipriani/AP/SIPA

Elle tombe toujours au même moment, et on ne s’en lasse jamais. Quoi donc ? L’enquête de l’Equipe sur les pratiques salariales en Ligue 1, club par club, joueur par joueur. Après lecture complète du dossier, 20 minutes a déniché quelques cas individuels qui l’on fait tiquer ou sourire, c’est selon.

Lemar touche à peine 100.000 euros par mois

Le milieu de terrain international, destiné à faire partie du groupe France lors de la coupe du monde en Russie, n’émerge même pas dans la liste des dix joueurs les mieux payés de son club. Et pour cause, Lemar, arrivé de Caen en juin 2015, a toujours refusé de prolonger son contrat, afin, on l’imagine, de pouvoir partir plus facilement, sans doute à l’été 2018. Il continue à toucher le salaire qu’il a négocié en venant de Normandie, soit 100 000 euros par mois.

Ranieri sur le podium des entraîneurs les mieux payés

C’est l’entraîneur le mieux servi au regard de la qualité de son effectif. Avec 340 000 euros bruts par mois, Claudio Ranieri se situe juste derrière Unaï Emery et Leonardo Jardum. surtout, l’entraîneur italien serait payé près de deux fois plus que le joueur le mieux payyé de l’effectif. Un positionnement toalement assumé par Kita. « On aurait dû faire comme aujourd’hui en commençant par prendre un bon chef d’orchestre. J’aurais dû dépenser de l’argent sur un entraîneur dès le départ ».

Fekir n’est pas le joueur le mieux rémunéré de l’OL

Petits surprise à la lecture de la grille salariale de Lyon. C’est Mariano Diaz qui arrive en tête avec une fiche de paie estimée à 350 000 euros, un beau chiffre pour un attaquant qui évoluait la plupart du temps en réserve avec le Real Madrid. Memphis Depay est au même salaire, ce qui se comprend au vu de sa provenance et de son statut (Manchester United), mais Nabil Fekir a le droit de se sentir un peu lésé. Avec un salaire de 300 000 euros bruts mensuels, le meilleur joueur lyonnais de la saison négociera sans doute une augmentation cet été s’il ne part pas.

M’Vila a négocié un pourcentage à la revente

Pour assurer l’opération maintien, Saint-Etienne a complètement fait exploser son salary cap en vigueur à 90 000 euros. M’Vila, par exemple, a signé en échange de 180 000 euros bruts par mois, un salaire assorti d’un certain nombre de primes. Surtout, l’ex-international aurait négocié un pourcentage sur le montant de son transfert le jour où il quittera les Verts. Il a donc intérêt à être performant.

Ben Arfa est le joueur le moins rentable du championnat

500 000 euros par mois pour un joueur qui s’entraîne parfois avec la réserve qui et qui n’est jamais intégré au groupe pour les matchs. L’ancien niçois est le 13e joueur le mieux payé de L1. Un gâchis.

Clément Grenier a divisé son salaire par six pour quitter l’OL

A l’OL, les observateurs raillaient souvent l’ancien milieu de terrain des Bleus, soupçonné de préférer le banc de touche à la perspective de rogner sur son salaire princier négocié à l’été 2014 (320 000 euros par mois). Il se trouve que Grenier a fait un vrai sacrifice en rejoignant Guingamp pour un salaire estimé à 55 000 euros par mois, soit trois fois moins que ce que lui proposait le FC Nantes.

Strasbourg a le vestiaire le plus égalitaire

Aucun club n’est plus égalitaire que le Racing, où aucun joueur ne touche plus de trois fois le salaire de son coéquipier le moins bien rémunéré. Dans les faits, le milieu Jonas Martin arrive en tête (62 000 euros par mois), quand Mangane émarge, lui, à 22 000.

Nivet, le moins bien loti des mieux lotis

Benjamin Nivet est l’un des joueurs les moins à plaindre du championnat puisqu’il est l'un des 20 privilégiés à être le mieux valorisé par son président. Sauf qu’à l’échelle de Troyes, le papy du championnat ne touche que 30 000 euros par mois pour être le joueur le mieux payé de son club. Hors primes, s’entend.