VIDEO. Football féminin: Y a-t-il une attaquante pour sauver l'OM? Sandrine Brétigny sort de sa retraite
FOOTBALL FEMININ•La serial buteuse sort de sa retraite (et du banc des entraîneurs) pour tenter d’éviter à l’OM une relégation en deuxième division…J.S.-M.
L'essentiel
- Après avoir connu quatre montées en cinq saisons, la section féminine de l’OM est en grande difficulté en D1 féminine, cette saison.
- L’attaquante internationale Sandrine Brétigny, devenue entraîneure-adjointe, sort de sa retraite pour tenter de remettre Marseille à flots.
- Les Marseillaises reçoivent Bordeaux, ce dimanche, au stade Lebert.
Sa voix ne tremble pas quand il faut engueuler ses coéquipières lors d’une opposition, à l’entraînement. Devant le but, son pied ne tremble pas non plus. Membre du staff de l’OM depuis mai 2017, elle est sortie du banc et de sa retraite début janvier. Et plutôt fort : l’internationale a marqué trois buts en deux petits matchs, en 2018.
Le sens du but, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. « Apparemment, c’est vrai ! » sourit Sandrine Brétigny, détentrice du record du plus grand nombre de buts en une saison (42). Une efficacité qui manquait à l’OM : après treize matchs de D1, les Olympiennes n’ont marqué que douze buts, pour une seule victoire. Elles sont dernières du championnat, à quatre points de la première équipe non relégable. Et aucune recrue n'a pointé sa tête cet hiver.
« La jeunesse n’était pas présente »
« La jeunesse n’étant pas présente, j’ai dû m’orienter sur l’expérience », explique l’entraîneur Christophe Parra, à l’origine de l’entrée de Brétigny dans le staff. La décision a été prise dans l’urgence, dans l’euphorie d’une fin de saison (bouclée à la 4e place, une performance inédite pour des promues). « Au fond de moi, je n’étais pas prête à arrêter », reconnaît Sandrine Brétigny.
« C’est un choix sportif que j’ai fait, je lui ai demandé d’apporter son expérience au groupe en étant dans le staff, explique Christophe Parra. Au vu de la situation sportive, on a décidé de se remettre en question et de revenir en arrière : Sandrine a toujours son rôle auprès du groupe… Sauf qu’en plus, on lui demande de marquer des buts ! »
On connaissait les entraîneurs-joueurs, voilà une adjointe-attaquante. Ce qui ne veut pas dire qu’elle reçoit plus de passes de la part de ses partenaires : « Ce n’est pas moi qui décide de qui va jouer et qui sera dans le groupe », se marre-t-elle. « Elle leur transmet encore plus de confiance en étant sur le terrain », glisse Christophe Parra, qui compte sur une « dynamique » retrouvée grâce à une victoire contre le Paris FC, fin décembre.
Depuis, l’OM a remporté deux matchs de coupe et tenu la comparaison face à un cador, Montpellier (2-3). Depuis, l’OM a surtout un renfort de poids. Mais pas une sauveuse. « Je l’attendais celle-là, se marre « Brétigoal ». Je ne suis pas la sauveuse, non ! Mais on va se sauver, c’est sûr ! »


















