ASSE: Roland Romeyer avoue avoir «perdu l’envie» et «passe le relais» à Frédéric Paquet

FOOTBALL Roland Romeyer estime qu'il « arrive au bout de l’histoire » à Saint-Etienne...

Jérémy Laugier

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Roland Romeyer, ici à l'occasion du match entre l'ASSE et Monaco, le 15 décembre dans le Chaudron.
Roland Romeyer, ici à l'occasion du match entre l'ASSE et Monaco, le 15 décembre dans le Chaudron. — ROMAIN LAFABREGUE / AFP

Si de nombreux supporters des Verts semblaient encore en douter, Roland Romeyer est bien prêt à passer la main. Dans une interview accordée dans le numéro de ce mardi de France Football, le président du directoire de l’ASSE n’a pas cherché à masquer son usure, à 72 ans, ni même ses torts quant à l’inquiétante situation du club, actuellement 16e en L1.

« S’il y a eu une crise de résultats, c’est qu’on a fait des erreurs », reconnaît le dirigeant des Verts, notamment quant au choix précipité de Julien Sablé après le départ d’Oscar Garcia. « On ne s’est pas défilés devant nos responsabilités. On a modifié l’attelage au bout d’un mois », précise-t-il quant à la prise de fonction de Jean-Louis Gasset en décembre.

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« S’il n’y a pas de pilote, la voiture va dans le mur »

Un changement qui s’est accompagné le 9 janvier de la nomination surprise de Frédéric Paquet comme directeur général de l’ASSE. « Il a toute notre confiance, indique Roland Romeyer. Il aura des pouvoirs élargis, c’est lui le nouveau patron du club au quotidien. Je lui passe le relais. » Car le président du directoire compte bien prendre du recul : « Il arrive un moment où vous êtes fatigué. Je ne dors plus trop, je prends des somnifères. J’ai perdu l’envie. Je ne vais pas laisser ma vie au stade. J’arrive au bout de l’histoire et j’ai besoin de respirer. »

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Si l’arrivée de Frédéric Paquet va réduire son champ d’action, Roland Romeyer compte également quitter assez vite la présidence du club. Avec Bernard Caïazzo, il a « un pacte d’actionnaires pour partir ensemble ». En quête de « quelqu’un de fiable » qui rendra le club « encore plus compétitif », le président du directoire l’assure : « Ça fait presque deux ans que j’envisage de me retirer. Je veux bien laisser le club. Mais s’il n’y a pas de pilote, la voiture va dans le mur. »