OL-PSG: Un pressing intense, Daniel Alves dégoupille... Comment les Parisiens ont craqué à Lyon

FOOTBALL Le principal tournant de la défaite du PSG, dimanche à Lyon (2-1), a eu lieu avec l'expulsion totalement évitable de Daniel Alves (57e)...

Jérémy Laugier

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Clément Turpin n'a pas hésité à expulser un Daniel Alves extrêmement remonté dimanche à Lyon.
Clément Turpin n'a pas hésité à expulser un Daniel Alves extrêmement remonté dimanche à Lyon. — JEFF PACHOUD / AFP
  • Réduit à dix juste avant l’heure de jeu, PSG a subi avant de céder sur une ultime frappe de Memphis Depay (2-1)...
  • Un revers qui pose forcément question avant le double rendez-vous européen contre le Real Madrid.

Le 28 février 2016, l’OL avait réussi l’exploit d’infliger au PSG sa première défaite (2-1) de la saison en Ligue 1. Un match d’une intensité dingue marqué par le délicieux sombrero de Sergi Darder sur Thiago Silva et par une ambiance incandescente au Parc OL. Quasiment deux ans plus tard, cette équipe parisienne a semblé afficher certaines lacunes communes, lors d’un nouveau surprenant revers (2-1), dimanche à Lyon.

A commencer par une entame de match au rythme à chaque fois dicté par un intense pressing lyonnais récompensé par un but dans le premier quart d’heure (Maxwel Cornet en 2016, Nabil Fekir dimanche). Une stratégie également mise en place avec réussite cette saison par l’OM (2-2) et le Bayern Munich (3-1). La clé est-elle là pour faire chuter ce PSG en apparence intouchable (18 victoires en 21 journées avant dimanche) en championnat ?

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« On a su profiter du peu de lacunes de cette équipe »

« Je ne sais pas si c’est le défaut de cette équipe, confie Bruno Genesio. Notre plan de jeu était de faire un gros pressing le plus longtemps possible pour les empêcher de s’installer dans notre camp et de dérouler leur jeu. Ils ne sont pas trop habitués à ça. Est-ce que c’est ça qui a provoqué leur colère ? En tout cas, on a su profiter du peu de lacunes de cette équipe. »

Car comme le souligne l’entraîneur lyonnais, de nombreux joueurs parisiens sont apparus très crispés au fur et à mesure du match, récoltant quatre avertissements dont l’hallucinant pétage de plomb de Daniel Alves (57e). Le latéral brésilien n’a pas hésité à hurler à quelques centimètres de Clément Turpin après s’être fait sanctionner son tacle sur Tanguy Ndombele.

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« D’autres arbitres ont mieux géré la pression »

« L’arbitre a été bien sévère avec Dani, estime Marquinhos. On le connaît tous, c’est une bonne personne. Il a des gestes comme ça mais ce n’est pas pour attaquer l’arbitre. il l’a déjà fait avant et d’autres arbitres ont mieux géré la pression. » Et en parlant de pression mal gérée, ce PSG s’y connaît, avec évidemment comme modèle du genre le cataclysmique scénario du Camp Nou (6-1).

Sans faire injure à Guingamp, Montpellier, Rennes, Lille et Toulouse, on peut estimer que ce déplacement chez son dauphin lyonnais était le meilleur test possible à moins d’un mois du match aller contre le Real Madrid. « Tous les matchs sont des tests, assure Marco Verratti. Et puis, nous sommes restés tranquilles, on n’a pas concédé beaucoup d’occasions. »

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« Le carton rouge leur a un peu fait mal »

Certes, l’OL n’a eu que 44 % de possession de balle (6 tirs cadrés à 3) mais des tribunes, il ne faisait aucun doute que l’expulsion de Daniel Alves avait mis le doute dans une équipe déjà privée de Neymar (blessé à la cuisse) puis de Kylian Mbappé (sorti sur civière après un choc avec Anthony Lopes). Il n’y a qu’à voir la relance totalement manquée par Layvin Kurzawa au départ du presque « buzzer beater » de Memphis Depay (2-1, 90e+3).

« On s’est dit qu’il y avait un coup à jouer après le carton rouge qui leur a un peu fait mal », confirme Nabil Fekir. « On a vraiment confiance en nous. », tient à rappeler Marco Verratti. Sur ce qu’on a vu dimanche, le milieu italien nous autorisera d’avoir encore quelques doutes là-dessus.

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