VIDEO. Ligue des champions: Bah alors, il n'aurait pas une bonne gueule de favori ce PSG-là?

FOOTBALL Après sa nouvelle démonstration de force face au Celtic, le PSG peut espérer aller loin cette saison en Ligue des champions...

Aymeric Le Gall

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Le rouleau compresseur parisien au grand complet.
Le rouleau compresseur parisien au grand complet. — FRANCK FIFE / AFP
  • Le PSG a étrillé le Celtic (7-1) au Parc des Princes mercredi soir.
  • Avec 24 pions inscrits, le club a battu le record du nombre de buts marqués en phase de poule de Ligue des champions.
  • Cette saison, le Paris Saint-Germain semble de plus en plus être un candidat crédible à la victoire finale.

De notre envoyé spécial au Parc des Princes

On a beau se dire qu’il est bien trop tôt pour tirer des conclusions sur ce PSG version 2017-2018, que la forme de l’équipe au mois de novembre n’est pas forcément celle de février, quand arrivent les matchs à élimination directe, il n’empêche, plus les semaines passent et plus on se dit que Paris à la bonne tête du favori en Ligue des champions.

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On n’est d’ailleurs pas les seuls à le penser. Encore retourné par l’ouragan qu’il vient de se prendre de plein fouet, Brendan Rodgers, le coach du Celtic, ne voit pas comment il pourrait en être autrement. « Nous ne pouvons qu’être admiratifs devant une équipe comme celle-ci, avec énormément de qualité, de confiance. […] Je serais surpris que cette équipe ne soit pas en finale », a-t-il admis en conférence de presse.

Il faut dire que les arguments en faveur d’un PSG présent sur la pelouse de Kiev le 26 mai prochain commencent à être nombreux. Servez-vous, il y a l’embarras du choix.

>> Probablement le meilleur trio offensif d’Europe. Les chiffres donnent le vertige. Entre le championnat et la Ligue des champions, la MCN pèse déjà 41 pions à elle toute seule. Ne cherchez pas, vous ne trouverez pas mieux ailleurs en Europe.

Depuis le début de la saison, Mbappé, Cavani et Neymar martyrisent toutes les défenses qui se présentent devant eux et on ne voit pas bien quelle équipe pourrait à l’heure actuelle arrêter cette machine de guerre. D’autant que les trois joueurs ne jouent ensemble que depuis deux mois et demi… Si la triplette de Paname ressemble déjà à un tank sans pitié pour ses adversaires en novembre, on n’ose imaginer ce que ça sera quand elle aura quelques mois de vie de plus en commun.

>> Défense de passer. Meilleure défense de Ligue 1, meilleure défense de Ligue des champions, ça pose une réputation. Si le PSG empile but sur but en attaque, derrière c’est plutôt costaud également. Il aura d’ailleurs fallu attendre le quatrième match de Ligue des champions cette saison pour voir Aréola aller chercher un ballon au fond de ses filets.

Et si les latéraux (Kurzawa et Daniel Alves), hyper offensifs, peuvent quand même donner quelques frayeurs au coach parisien - on l’a encore vu par moments face au Celtic, en première mi-temps surtout - il y a encore le temps de peaufiner tout ça avant les huitièmes de finale.

>> Si même Verratti s’y met, alors… Déjà buteur contre Anderlecht il y a trois semaines lors d’une autre orgie parisienne en Ligue des champions (5-0), l'Italien a récidivé mercredi soir en inscrivant le cinquième but parisien. Souvent critiqué pour son manque de culot offensif cette saison, Marco Verratti en est déjà à deux buts (et trois passes dé'). Surtout, le « Petit Hibou » arrive enfin à mettre un pied devant l’autre, après un début de saison assez pourri. Et avec un Verratti retrouvé - et revanchard après la non-qualification de l'Italie au Mondial - le PSG tiendrait là une arme de poids supplémentaire cette saison.

>> La concurrence a (au moins) un train de retard. Pour aller au bout de la compétition, le PSG devra forcément se coltiner des cadors, mais là encore, quand on regarde la forme des meilleures équipes européennes en ce moment, on se dit qu’il y a de la place. En Espagne, le Real n’est plus que l’ombre de lui-même et le Barça, avec la perte de Neymar et un Luis Suarez qui tourne au ralenti, est loin de son meilleur niveau. Ailleurs en Europe, que ce soit Chelsea, Man U, la Juve ou le Bayern, on ne sent pas ces équipes au niveau de ce PSG-là. Reste Manchester City, qui semble pour le moment être la seule équipe à pouvoir regarder les Parisiens dans les yeux.

La poker face

On s’enflamme peut-être un peu vite, et l’histoire récente du PSG en Ligue des champions (coucou la remontada) devrait nous obliger à ne pas trop faire les mariolles, mais on va laisser ce rôle de vieux sages aux Parisiens. En effet, après avoir éparpillé le Celtic façon puzzle, le PSG se la joue modeste et prône le travail, rien que le travail.

De Thiago Silva, qui dit « jusque-là, nous n’avons encore rien gagné, ce sont juste cinq matchs », à Cavani, qui affirme qu’il « manque encore beaucoup de choses » et que « le chemin est encore long », en passant par Emery qui lâche qu’« il faut avoir l’humilité de reconnaître que nous pouvons améliorer des détails », tous se montrent très prudents pour l’instant. En refusant de s’enflammer malgré une force de frappe de cochon, le PSG ressemble un peu à un joueur de poker qui veut cacher sa paire d’as. Sauf que plus grand monde n’est dupe autour de la table.