Dortmund: «J'étais pétrifié, je n'ai pensé qu'à ma fille, je voulais survivre», Bartra raconte en détail l'attaque du bus

FOOTBALL L'Espagnol ne s'était pas exprimé depuis le drame...

N.C. avec AFP

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Marc Bartra en a pleuré de joie après avoir rejoué avec le Borussia Dortmund, le 20 mai 2017.
Marc Bartra en a pleuré de joie après avoir rejoué avec le Borussia Dortmund, le 20 mai 2017. — SASCHA SCHUERMANN / AFP

Le récit est détaillé... et glace légèrement le sang à vrai dire. Le défenseur espagnol Marc Bartra, blessé le 11 avril dans l'attaque du bus du Borussia Dortmund avant le quart de final aller de Ligue des champions, est revenu mercredi dans plusieurs médias sur ce qu'il a enduré, et sur les émotions qui l'ont traversées. 

«J'étais pétrifié, je n'ai pensé qu'à ma fille, je voulais survivre», a déclaré à Sky le joueur de 26 ans, qui ne s'était pas exprimé depuis le drame. La douleur dans mon bras était horrible, il y avait l'odeur de la poudre. Je me suis senti partir. Notre kiné n'arrêtait pas de me mettre des claques. Elle me criait de rester conscient et m'a jeté de l'eau au visage.»

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«Ça a duré 10 minutes mais j'ai eu l'impression que c'était des heures. Ma plus grande peur, c'est qu'on ne savait pas si on était à l'abri, s'il n'y aurait pas d'autres attaques. Cette insécurité, c'était le pire», a-t-il reconnu.

«Il y a eu un grand bang, j'ai senti une pression brûlante puis une grande douleur, a-t-il détaillé pour Bild. Mes oreilles sonnaient, je ne voyais plus rien. Il n'y avait que les cris de Roman, Nuri et "Schmelle" [Burki, Sahin et Schmelzer] qui hurlaient: "Marc, au sol, couche-toi". J'étais paralysé, le sang coulait de mon bras».

Hoy he vuelto a recibir en el hospital la visita que más feliz me hace. Ellas son mi todo, la razón por la que lucho para superar siempre los obstáculos y este ha sido el peor de mi vida, una experiencia que no desearía a nadie en este mundo. El dolor, el pánico y la incerteza de no saber lo que estaba pasando, ni cuánto tiempo duraría... fueron los 15 minutos más largos y duros de mi vida. A todo esto os quiero decir, que creo que el shock de estos días va disminuyendo cada vez más y a la vez se suman las ganas de vivir, de luchar, de trabajar, de reír, de llorar, de sentir, de querer, de creer, de jugar, de entrenar, de seguir disfrutando de mi gente, seres queridos, compañeros, de mi pasión, de defender, de oler el césped como hago antes de que empiece el partido y motivarme. De ver las gradas llenas de personas que aman nuestra profesión, gente buena que sólo quiere que le hagamos sentir emociones para olvidarse del mundo y sobre todo de este mundo en el que vivimos, cada vez más loco. Lo único que pido, LO ÚNICO, es que vivamos TODOS en paz y dejemos atrás las guerras. Estos días cuando me miro la muñeca, hinchada y malherida, sabéis qué siento? Orgullo. La miro orgulloso pensando en que todo el daño que querían hacernos el martes, se quedó en esto. Gracias a los doctores, enfermeras, fisioterapeutas y personas que me ayudan a recuperar y que la muñeca quede perfecta. A las miles y miles de personas, medios, organizaciones de todo tipo, el BVB y compañeros, que me habéis hecho llegar vuestro apoyo y cariño. Por pequeño que sea, me ha llenado increíblemente de fuerzas para seguir SIEMPRE adelante. Necesitaba escribir y desahogarme y así zanjar todo para ya solo pensar en ponerme al 100% lo más pronto posible! Un saludo muy grande! Marc 💛

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Après quatre jours d'hospitalisation, changement de ton complet pour l'Espagnol, qui a également raconté à Kicker la transformation de ses émotions. «Au moment de l'attaque, j'ai pensé que je ne rejouerais plus jamais. Et puis quand le docteur m'a dit après l'opération que je rejouerais de nouveau dans un mois, c'était indescriptible, la plus belle nouvelle», a-t-il reconnu.

Maglré une fracture du radius, Bartra est réapparu le 20 mai sur la pelouse avec le Borussia lors de la dernière journée de Bundesliga. Les larmes qui ont accompagné ce retour resteront comme un moment fort de la saison en Allemagne.