Arsenal-Bayern Munich: Ça fait mal au coeur, mais cette fois ça sent vraiment la fin pour Arsène Wenger

FOOTBALL Le coach français, en fin de contrat en juin prochain, semble plus que jamais proche de la sortie après 21 ans passés sur le banc des Gunners...

N.C.

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Le message est on ne peut plus clair de la part de ces supporters d'Arsenal, lors du match Liverpool-Arsenal (3-1) le 4 mars 2017.
Le message est on ne peut plus clair de la part de ces supporters d'Arsenal, lors du match Liverpool-Arsenal (3-1) le 4 mars 2017. — Dave Thompson/AP/SIPA

Deux remontées miraculeuses à effectuer, deux ambiances. Si l’on y croit au moins un petit peu côté Barça face au PSG mercredi, tous les espoirs sont déjà enterrés à Arsenal pour mardi. Les Gunners ne semblent pas en mesure de faire frémir un minium le Bayern Munich, large vainqueur en 8e de finale aller (5-1). Une nouvelle saison sans quarts de finale de Ligue des champions se profile, et avec elle la fin de l’ère Arsène Wenger, 67 ans, dont 21 passés sur le banc d’Arsenal. On ne parle en tout cas que de ça en Angleterre, pour tout plein de raisons que l’on vous résume ici.

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  • On est au moins de mars et il n’a pas prolongé

Commençons par le commencent. Arsène Wenger arrive en fin de contrat en juin prochain. A moins de quatre mois de l’échéance, ni lui ni les dirigeants ne sont encore prononcés sur leur souhait de poursuivre ensemble ou non. Evidemment, l’actionnaire principal Stanley Kroenke a répété plusieurs fois en début de saison combien le coach français avait fait un formidable boulot pendant toutes ces années, mais en évitant soigneusement de s’avancer pour la suite. Avoir un contrat qui court encore sur un ou deux ans n’aurait pas empêché l’Alsacien de se trouver sur un siège éjectable en fin de saison. Alors sans engagement…

  • Il l’a laissé entendre en privé

Ce n’est pas nous qui le disons, mais Ian Wright, ancien attaquant mythique des Gunners. Toujours proche du club et de son ancien manager, Wright a livré le fond de sa penséeà la BBC, le mois dernier : « Il reconnaît que la fin est proche pour lui. Je ne l’avais jamais entendu dire ça avant. J’étais avec lui quelques heures, il ne m’a pas dit "je pars en fin de saison", mais j’ai clairement eu l’impression que c’était ça, en le regardant. Vous sentez qu’il est épuisé ».

  • Deux coupes d’Angleterre ces 11 dernières saisons, ce n’est pas assez

Au-delà de son sentiment personnel, c’est là le principal problème du Français. Il ne gagne plus. Son dernier titre de champion date de 2004, et la période de disette entre 2006 et 2013 a laissé des traces chez les supporters. Depuis, Arsenal a retrouvé le goût du succès en s’adjugeant la FA Cup en 2014 et 2015. Mais deux trophées en 11 ans, ça finit par faire perdre patience.

  • Encore et toujours l’échec en Ligue des champions

Si les Gunners ne réussissent pas un improbable exploit contre le Bayern, il s’agira de leur septième élimination d’affilée en 8e de finale de Ligue des champions. Certes, Arsenal est du genre chat noir sur les tirages (trois fois le Bayern, le Barça, le Milan AC…), mais même le Monaco d’il y a deux ans l’avait fait chuter.

  • Le déclin dans la hiérarchie des grands clubs anglais

L’impuissance. Voilà ce qui se dégage actuellement des prestations des Gunners quand ils se déplacent chez un autre grand club de Premier League. Depuis de long mois, Wenger n’y arrive plus face à ses concurrents, que ce soit les deux Manchester, Chelsea, Liverpool et même Tottenham. Il n’a gagné aucun de ses onze derniers matchs chez une équipe du top 6. Un élément concret qui nourrit cette impression qu’Arsenal semble décliner, doucement mais sûrement, dans la hiérarchie des clubs anglais

  • Aie, la 20e qualification d'affilée en Ligue des champions est mal barrée

Conséquence directe du point précédent, il n’y aura peut-être pas de qualification pour la Ligue des champions en fin de saison pour Arsenal, actuellement 5e à la lutte avec Liverpool et Manchester United. Ce serait une première depuis 20 ans. On peut dire que se qualifier 19 fois d’affilée pour la plus prestigieuse des compétitions européenne est exceptionnel en soi. C’est vrai, mais ça, ce sera pour les papiers bilan. Pour l’instant cela ne ferait juste que renforcer les supporters dans l’idée que Wenger n’est plus l’homme de la situation.

  • La presse anglaise n’attend que ça

La gifle reçue à Munich il y a trois semaines a marqué une cassure. L’histoire de la goutte d’eau, du vase, tout ça. « C’était gênant. Arsenal n’était jamais tombé aussi bas en 20 ans », avait ainsi jugé l’ancien défenseur Martin Keown. Dans la foulée, la presse anglaise ne s’est pas privée. « Arsenal s’est éloigné des élites européennes comme jamais auparavant. Cela pourrait devenir vraiment moche à partir de maintenant », a écrit le Times.

Pour le Mirror, le printemps va virer au psychodrame. « Nous assistons à la fin de la partie. Peut-être que Wenger a perdu ses joueurs, comme Ranieri. Peut-être ne sont-ils simplement pas assez bons », s’interroge le journal, qui fustige une équipe sans ressource mentale, qui monopolise le ballon sans avoir « la moindre idée de quoi en faire ». Comme beaucoup de médias anglais.

  • Son remplaçant est déjà connu

Enfin, c’est ce qui se dit. En tout cas, que soit Massimiliano Allegri ou pas, si Wenger doit être remplacé, ce sera une sacrée révolution de palais à Arsenal.