Crash d'avion en Colombie: Les supporters ont rempli le stade de Medellin à l'heure du match

FOOTBALL Nouvel hommage émouvant aux victimes du crash aérien qui a fait 71 morts lundi...

J.L. avec AFP

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Les joueurs de Chapecoense qui n'avaient pas fait le déplacement, réunis au stade de Chapecoense le 30 novembre 2016.
Les joueurs de Chapecoense qui n'avaient pas fait le déplacement, réunis au stade de Chapecoense le 30 novembre 2016. — Andre Penner/AP/SIPA

Un hommage a été rendu en Colombie mercredi au club brésilien de Chapecoense, après le crash aérien qui a fait 71 morts, dont la plupart de ces footballeurs en route pour leur première finale continentale, alors que l'enquête s'oriente elle vers une panne de carburant.

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A Medellin, quelque 30.000 personnes ont rendu hommage aux victimes, parmi lesquelles une vingtaine de journalistes sportifs. L'Atletico Nacional avait invité ses fans à venir au stade à l'heure prévue du match, en fin de journée, vêtus de blanc et avec des bougies. «Notre coeur est serré (...) ce que nous disons ici ne remplira pas le vide que laisse ces hommes», a déclaré l'entraîneur du Nacional, Reinaldo Rueda. Même chose dans le stade habituel de Chapecoense, où les supporters se sont rendus en masse à l'heure prévue du coup d'envoi de la finale. 

L'enquête sur les causes de l'accident continue de son côté d'avancer. «Les causes s'orientent, possiblement, vers un problème de carburant (...) C'est une hypothèse qui se renforce, mais qui doit être analysée par les enquêteurs, comme les informations de la boîte noire ou les enregistrements de la tour de contrôle», a déclaré à des journalistes Alfredo Bocanegra, directeur de l'Aviation civile colombienne, en prcisant qu'aucune réponse définitive n'était attendue avant six mois.

«L'appareil n'avait plus de carburant quand au moment de l'impact», a assuré en conférence de presse le secrétaire de la sécurité aérienne de l'Aviation civile, Freddy Bonilla, qui a insisté sur le fait que l'avion n'avait pas respecté l'obligation internationale d'avoir en soutes une quantité de carburant supérieure à celle nécessaire, afin de pouvoir notamment changer d'aéroport en cas d'urgence.