TFC-PSG: Pascal Dupraz a «deux ou trois idées» (et quelques punchlines) pour battre Paris

FOOTBALL Toulouse et Pascal Dupraz se verraient bien faire chuter le champion parisien, vendredi au Stadium. L’entraîneur du TFC s’imagine même (pour rire) relancer Ben Arfa…

Nicolas Stival
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Pascal Dupraz a des idées pour le match contre le PSG ce week-end
Pascal Dupraz a des idées pour le match contre le PSG ce week-end — REMY GABALDA / AFP

Ça sent le gros choc. Le match entre Toulouse et Paris, vendredi soir au Stadium, opposerale cinquième au deuxième de la L1. En cas de succès, le TFC peut même doubler le quadruple champion de France en titre. « Après la réception de Lyon la saison dernière, c’est le deuxième "big match" où l’on ne nous voit pas gagner », sourit Pascal Dupraz. Certes, ce match face à l’OL (2-3) constitue le seul faux pas des Violets à domicile depuis l’arrivée du sauveur haut-savoyard, en mars 2016, avec six victoires en sept réceptions. Pour créer l’exploit, l’entraîneur toulousain a « deux-trois idées » qu’il ne donnera pas bien sûr. Mais, comme à son habitude, il a quand même des choses à dire.

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Du passé, faisons table rase. OK, le TFC n’a plus battu Paris depuis sept ans. OK, la saison passée, il a perdu en l’espace de onze jours trois matchs (L1, Coupes de France et de la Ligue), contre le club de la capitale. Mais Pascal Dupraz, alors consultant sur Canal +, n’avait pas encore succédé à Dominique Arribagé. « Je n’ai jamais abordé avec les joueurs ce qui a été fait avant que j’arrive », assène-t-il. Pour sa part, le Haut-Savoyard a déjà vaincu Paris. Lorsqu’il entraînait Evian-Thonon-Gaillard, jusqu’à l’été 2015…

Ne pas se faire une montagne de l’ogre parisien. Oui, Paris est très fort. Mais non, il n’est pas invincible. «  Le PSG, cette année encore, sera injouable 34 ou 35 fois contre n’importe quelle équipe, avance Dupraz. Mais il y aura peut-être deux ou trois matchs où cette équipe pourra être mise en difficulté. Laissez-moi jusqu’à demain soir (vendredi) pour croire que mes joueurs sont capables de contrarier, et davantage, les Parisiens. » Et cette performance passe par le refus de considérer l’adversaire comme « un écueil insurmontable ». « Je ne vais pas montrer tout l’après-midi à mon équipe les arabesques des joueurs du PSG, poursuit le technicien. Il ne faut pas jouer le match avant. Le bon départ, c’est d’y croire. »

Secouer l’adversaire. Les Lillois, dernières victimes en date des Toulousains mardi (1-2), peuvent en témoigner. Les Violets, particulièrement athlétiques, jouent dur. « Notre force, c’est faire déjouer l’adversaire, le contrarier, le pilonner tellement qu’au bout d’un moment, il se fatigue », assène Dupraz. Souci: le Paris d’Unai Emery aime aussi la mise sous pression. « Quand on voit jouer le PSG, on sent qu’il y a du boulot. Aujourd’hui, à la perte du ballon, tout le monde défend, ce qui va en faire une équipe extrêmement compétitive en Ligue 1, mais aussi en Ligue des champions. J’espère qu’elle la gagnera, d’ailleurs. »

Pas de Zlatan, pas de maillot. Dans sa carrière parisienne, Zlatan Ibrahimovic a fait des misères à beaucoup d’équipes, dont Toulouse. « Avec ou sans Zlatan, ce n’est pas la même équipe », glisse d’ailleurs Ola Toivonen, un autre grand (1,92 m) attaquant suédois, double buteur pour le TFC mardi au Losc. Interrogé sur l’absence du géant, parti cet été à Manchester United, Dupraz s’en sort par une pirouette. « C’est un soulagement de ne pas avoir un joueur qui lui demande le maillot alors qu’Ibrahimovic ne le regarde même pas. »

Ben Arfa est bienvenu à Toulouse. Si vous ne revenez pas d’un séjour de trois mois aux Kerguelen, vous êtes au courant des difficultés d’Hatem Ben Arfa à Paris. Là aussi, Dupraz s’amuse. « Si Ben Arfa a un mal-être, et s’il veut venir à Toulouse, on veut bien », plaisante-t-il. Sous quelle forme ? « En prêt, avec le salaire intégralement versé par le PSG. S’il arrive à l’heure à l’entraînement, il jouera. »