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L'UE demande au Real et au Barça de rembourser des aides d'Etat

L'UE demande au Real et au Barça de rembourser des aides publiques

FOOTBALLIls auraient été traités à tort comme des organisations non-lucratives...
Romain Baheux

R.B. avec AFP

Le Real Madrid, le FC Barcelone et cinq autres clubs de football espagnols vont devoir rembourser des «aides publiques illégales» perçues en Espagne, qui leurs ont conféré un «avantage indu» par rapport à d'autres clubs, a tranché lundi la Commission européenne.

A l'issue de trois enquêtes, «l'exécutif européen a conclu que des aides publiques accordées par l'Espagne à sept clubs professionnels ont conféré à ces clubs un avantage indu», «en violation des règles de l'UE en matière d'aides d'Etat».

Outre le Real Madrid et le Barça, la décision de Bruxelles concerne aussi l'Athletic Bilbao, Osasuna Pampelune, Valence CF, Hercules Alicante et Elche. L'Espagne «doit récupérer les aides publiques illégales auprès des sept clubs», a demandé la Commission.

«Le fait d'utiliser l'argent des contribuables pour financer des clubs de football professionnels peut générer une concurrence déloyale», a souligné la commissaire européenne Margrethe Vestager, en charge des questions de concurrence.

Le football professionnel «est une activité commerciale qui brasse des sommes considérables et, à ce titre, l'octroi de deniers publics doit répondre à des règles de concurrence équitables, ce qui n'est pas le cas des subventions ayant fait l'objet de nos enquêtes», a-t-elle ajouté.

Une enquête concernait en particulier le Real Madrid, le FC Barcelone, Bilbao et Osasuna.

Selon la Commission, ces clubs ont été traités à tort comme des «organisations non lucratives», bénéficiant de ce fait d'un taux d'imposition sur les bénéfices inférieur de 5% à celui qui aurait dû leur être appliqué en tant que sociétés à responsabilité limitée.

Même si l'Espagne a changé sa législation depuis le début 2016 pour mettre fin à cette situation, cet avantage a duré «pendant plus de vingt ans», selon la Commission, qui évalue les sommes à récupérer par les autorités espagnoles entre 0 et 5 millions d'euros par club.