Euro 2016: Cristiano Ronaldo et le Portugal peuvent remercier l'Islande pour ce tableau abordable

FOOTBALL Passés de deuxièmes à troisièmes du groupe H mercredi avec le but de l’Islandais Traustason, les partenaires de Cristiano Ronaldo se retrouvent dans la partie de tableau la plus abordable…

Jérémy Laugier
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Les joueurs portugais entourent Cristiano Ronaldo suite à son doublé mercredi soir face à la Hongrie.
Les joueurs portugais entourent Cristiano Ronaldo suite à son doublé mercredi soir face à la Hongrie. — FRANCISCO LEONG / AFP

A Lyon,

L’un des instants cultes de l’Euro mercredi a été le surréaliste commentaire en VO du but de la victoire sur le fil de l’Islande face à l’Autriche (2-1). Une fois passée la liesse populaire accompagnant le premier succès dans une grande compétition de football de ce pays de 331.000 habitants, on se dit que Traustason pourrait déjà avoir sa statue... à Lisbonne. En quel honneur ? Pour n’avoir pas su se jouer de la Hongrie (3-3) dans un groupe H extrêmement abordable, la sélection portugaise aurait fini deuxième sans ce dernier contre de folie de l’Islande.

Un parcours de marteau l’attendait, entre l’Angleterre en huitièmes de finale, puis sans doute la France en quarts et l’Allemagne ou l’Espagne en demies. Autant dire qu’au vu des trois nuls souvent inquiétants de ses joueurs, Fernando Santos aurait dû s’accrocher pour nous convaincre que la Seleção allait « repartir le 11 juillet », lendemain de la finale de l’Euro.

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Rui Patricio : « Peut-être le meilleur scénario »

L’affaire est tout autre avec ce statut de meilleur troisième. On est d’accord, passer en huitièmes de l’Angleterre à une Croatie euphorique après avoir fait tomber l’Espagne (2-1) n'est pas le deal du siècle. Mais en cas de qualification samedi (21 heures à Lens), le reste de cette partie de tableau n’a rien d’effrayant, avec comme principaux adversaires potentiels la Pologne en quarts puis la Belgique ou le Pays de Galles en demies.

« En étant menés trois fois par les Hongrois, nous avons pu craindre le pire scénario. Finalement, nous avons peut-être eu droit au meilleur », a synthétisé le gardien portugais Rui Patricio, avant de nuancer avec l’indémodable refrain de circonstance « il n’y aura pas de match facile ». OK, mais il y en a des moins compliqués que d’autres. Et l’Euro de la bande à Cristiano Ronaldo s’est sans doute autant éclairé sur ce but islandais qu’il ne s’était assombri pour l’Espagne la veille après le penalty manqué de Sergio Ramos contre les Croates.