VIDEO. Brésil, Chine, Russie: Aidons Ben Arfa à se trouver une nouvelle destination
FOOTBALL•Le milieu offensif français a annoncé son départ de Nice mardi…R. B. et B. V.
Nos larmes à peine séchées, il faut bien trouver un nouveau point de chute à Hatem Ben Arfa. Interdit de terrain en France pour avoir déjà évolué sous les couleurs de Newcastle et de Hull City cette saison, le milieu offensif a quitté Nice mardi. Son avenir? L’un des «85 pays» listés par son avocat Maître Bertrand, où son statut ne l'empêcherait pas de jouer. Petit tour d'horizon.
Le Brésil > «Le championnat collerait bien à sa technique», par Charles Camporro (ex-directeur sportif des Girondins installé au Brésil)
«Il s’exprimerait très bien au Brésil de par les caractéristiques du championnat. L’aspect technique y est très développé, les équipes jouent vers l'avant et ça collerait avec ses qualités. Sa relation au ballon bien au-dessus de la moyenne serait très appréciée. Maintenant, il faut qu'il sache que physiquement, c’est exigeant avec une culture de l'entraînement assez développé. Il devrait aussi se préparer à la chaleur, on est en plein été actuellement. Il y a de plus en plus d'étrangers. S'il fallait lui conseiller un endroit, ça serait plutôt le sud du pays. On se rapproche davantage d'un mode de vie à l'européenne avec des températures moins élevées.»
La Russie > «Le seul risque, c’est qu’il s’éclate», par Samuel Lobé (consultant championnat russe pour Ma Chaîne Sports)
«Hatem peut faire un carton en Russie. C’est un championnat de bon niveau, mais qui n’a pas la même intensité, la même compacité que l’Angleterre, l’Espagne ou l’Allemagne. Un joueur qui a un bon niveau technique, qui voit le jeu avant, a de quoi s’imposer, regardez Mathieu Valbuena. Par contre, on est sous pression: il y a une grosse différence entre le niveau de vie des gens et le salaire des footballeurs, on attend beaucoup de vous. Ce sera plus facile pour lui dans un des quatre gros clubs (Dynamo, CSKA et Lokomotiv Moscou, Zenit Saint-Petersbourg), car ils sont dominateurs et ont souvent le ballon, ça lui conviendrait bien. Surtout que le Dynamo et le Zenit ont encore de belles choses à faire en Ligue Europa. A partir de mars, il reste quatre mois de compétition: qu’il n’hésite pas. Le seul risque, c’est qu’il s’éclate.»
La Chine > «C'est difficile de s'y intégrer», par Benjamin Gavanon (ancien joueur du Shenzhen Ruby)
«D'un point de vue footballistique, il s'y ferait sans problème. En Chine, les défenses ne sont pas très rigoureuses tactiquement. Les équipes entraînées par des techniciens étrangers sont un peu mieux organisées mais sinon c’est assez faible. Il serait quand même vite ciblé par l'équipe adverse puisqu'il y aurait assez peu de joueurs comme lui, sa marge de manœuvre diminuerait. Après, il faut aussi voir que c'est difficile de s'intégrer en Chine. La barrière de la langue constitue un gros obstacle pour les Occidentaux. S'il choisit les Etats-Unis, c'est plus simple car on a toujours une ou deux bases d'anglais. En Chine, vous avez tout le temps besoin d'un interprète, même pour dire "ça va bien?". C'est fatiguant à la longue.»
L’Amérique du Nord > «La MLS recherche des joueurs comme lui», par Edouard Lacroix, (co-fondateur de l’agence de recrutement Elite Athletes Agency)
«Dans le style de jeu, le championnat américain se rapproche de ce qu’il a connu en France et en Angleterre, avec un niveau plus faible qui pourrait lui permettre de reprendre confiance. Son profil de joueur très technique, on en a très peu en MLS, et c’est ce qu’on recherche en ce moment. Surtout que c’est la meilleure période: les clubs débutent actuellement la préparation pour la prochaine saison et il y a encore des places de «designated players» disponibles (trois joueurs par équipes dont le salaire peut dépasser le salaire plafond). Je ne vous cache d’ailleurs pas qu’on a établi des contacts (ndlr: avec son entourage) mais je pense que ça ne se fera pas. C’est un championnat hyper agréable, sans relégation et dans un environnement sain, donc avec moins de pression. La MLS est une ligue jeune et fait très attention à son image. Elle n’aime pas les joueurs polémiques, dont la mentalité n’est pas toujours parfaite.»


















