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En attendant le transfert du siècle, la plus longue « silly season » de F1

Formule 1 : En attendant le transfert du siècle (de Lewis Hamilton), place à la plus longue « silly season »

FORMULE 1La Formule 1 revient ce week-end à Bahreïn pour le début de la saison 2024 avec de nombreux enjeux, en attendant le départ de Lewis Hamilton chez Ferrari en 2025
Adrien Max

Adrien Max

L'essentiel

  • La Formule 1 revient avec le premier Grand Prix de la saison 2024 à Bahreïn, dont les essais débutent ce jeudi.
  • La course a exceptionnellement lieu le samedi (16 heures) en raison du début du ramadan, le 10 mars prochain.
  • Dernier tour de piste de Lewis Hamilton avec Mercedes, « silly season » toute l’année et Alpine dans les choux, « 20 Minutes » vous liste les choses à suivre dans cette saison 2024.

Oubliez le transfert du siècle et le départ de Lewis Hamilton de Mercedes chez Ferrari, ce qui pourrait révolutionner la Formule 1, il n’arrivera de toute façon qu’en 2025. En attendant, la cuvée 2024 démarre ce week-end avec le Grand Prix de Bahreïn, dont les essais commencent ce jeudi.

Et il y a de quoi s’en mettre sous la dent avec un record de 24 courses dans la saison. Elle débute même avec une nouveauté, et deux premiers Grand Prix programmé un samedi, début du ramadan (le 10 mars) oblige. 20 Minutes vous liste avec Franck Montagny, le consultant du diffuseur officiel Canal+, tout ce qu’il faudra surveiller cette année. En attendant de voir Hamilton revêtir la tunique rouge.

La plus longue « silly season » de l’histoire

Cette saison est d’ores et déjà historique puisque la grille de 2024 reste inchangée avec celle de 2023, une première dans l’histoire de la F1. Mais l’annonce du départ de Lewis Hamilton chez Ferrari en 2025 a déjà commencé à affoler les écuries, comme les pilotes, avant même le début de cette saison. Et pas moins de la moitié de la grille sera en fin de contrat à la fin de cette saison. Carlos Sainz, qui devra trouver un point de chute après quatre ans chez Ferrari, Sergio Perez le coéquipier de Max Verstappen, les deux pilotes français d’Alpine, Esteban Ocon et Pierre Gasly ou encore le double champion du monde, Fernando Alonso, pour ne citer que les plus importants.

« « Avec l’annonce du départ de Hamilton, la silly season a déjà débuté. Donc elle va durer toute la saison, alors que d’habitude cette période se concentre en été. En 2026, le règlement va changer, donc les écuries vont vouloir assurer au moins un pilote pour 2025 et se projeter sur 2026 au taquet. Cette saison ne sera peut-être pas folle d’un point de vue sportif, mais elle le sera sur le plan humain, le pilote. Il va y avoir des histoires à raconter », prédit la consultant Canal+, qui sera au commentaire pour le GP d’Arabie saoudite, le 9 mars prochain. »

Le dernier tour de piste de Lewis Hamilton avec Mercedes

C’est la bombe de cette intersaison, Lewis Hamilton disputera sa dernière saison avec Mercedes. « J’ai l’impression que c’est la décision la plus difficile que j’ai jamais eue à prendre, cela fait 26 ans que je suis lié à Mercedes. Ils m’ont soutenu et nous avons vécu ensemble une aventure incroyable, qui a marqué l’histoire du sport et dont je suis très fier. Je suis toujours concentré à 100 % pour donner des résultats à cette équipe cette année, et essayer de finir en beauté », a d’ores et déjà prévenu le septuple champion du monde. Et peu importe le contexte, Hamilton voudra toujours gagner.

Peut-être encore plus pour clore sa belle histoire avec les flèches d’argent. « Hamilton, aujourd’hui c’est le gars sûr de la F1. Tu lui mets une voiture, il la fera évoluer. Celle de cette année est meilleure que la précédente, avec laquelle il avait quand même terminé 3e du championnat des pilotes. Il faut voir la voiture, mais Hamilton voudra faire les choses bien pour sa dernière année », estime Franck Montagny. Impossible de l’imaginer laisser tranquillement son coéquipier prendre le lead chez Mercedes, il voudra le battre.

Le début de fin de règne chez Red Bull après l’enquête Horner ?

Il n’a suffi que de trois petits jours d’essai pour comprendre que l’enjeu sportif de cette saison allait encore se résumer au nombre de victoires de Max Verstappen. Allez, on exagère un tout petit peu mais Red Bull a encore fait fort, comme l’explique Franck Montagny : « Le règlement n’a pas changé, donc la logique serait de faire évoluer la voiture en continuant dans le même sens. Sauf que ces malins de Red Bull se sont dit : "si on fait ça, on va finir par se faire rattraper". Alors ils sont partis sur un autre concept en prenant des risques. Bien sûr, il y a des chances de se tromper, mais il y a surtout la chance de ne pas se faire rattraper. Il y a des petits problèmes de fiabilité, mais le plus inquiétant, c’est de voir que Max Verstappen est très, très, très, mettez en autant que vous voulez, heureux du comportement de la voiture. »

Mais en parallèle de ce travail, Red Bull a également dû gérer une situation de crise avec l’enquête ouverte sur Christian Horner, son Team Principal depuis l’arrivée de l’écurie en F1 en 2005 ! Le boss de Red Bull a finalement été totalement blanchi des soupçons de comportement inapproprié envers une salariée, par son équipe juste avant le début de ce premier week-end de Formule 1. Mais cette affaire pourrait laisser des traces, et mettre à mal la domination sans partage de l’écurie au taureau ailé. « La Formule 1 est un monde d’ego et chacun veut prendre la place de l’autre. Red Bull a dû gérer un problème interne, et de communication externe, alors qu’elle n’a pas l’habitude de régler des problèmes. Elle est un peu prétentieuse, très sûre d’elle et beaucoup de monde attend qu’elle se casse la gueule », avance Franck Montagny.

Alpine, une livrée mais pas la vie en rose

A la différence de Red Bull, les tests hivernaux d’Alpine n’ont franchement pas donné le sourire à Esteban Ocon et Pierre Gasly. Moteur en bois, problème de traction, aérodynamie sous performante, sont autant de problèmes que l’écurie franco-britannique va devoir rapidement régler. Au point que certains ont cru voir la voiture de l’an dernier aux tests hivernaux. Cette saison 2024 sera clairement celle de la transition et il faut plus s’attendre à voir Alpine se battre en milieu voire fond de grille qu’à l’avant.

« Alpine a fait pour la première fois l’année dernière ce qu’elle devait faire depuis quinze ans ! Ça faisait depuis ce temps que c’était le même staff, les mêmes gens, et il manquait ce souffle nouveau. Il fallait sortir des gens et en recruter d’autres, mais cette impulsion ne se fera pas en un an. Donc ça va être compliqué cette saison. Mais si ça passe en termes de cohésion et avec les pilotes, le futur d’Alpine sera bon », prévient Franck Montagny.

Valtteri Bottas, un ovni en F1

Un peu de légèreté dans ce monde de performances et d’ego ! C’est devenu la spécialité du pilote Stake F1 Team, anciennement Alfa Romeo, Valtteri Bottas depuis son départ de Mercedes en 2022. Coupe mulet, calendrier les fesses à l’air et autres facéties, le Finlandais est devenu l’attraction numéro 1 en Formule 1, en dehors de la piste. Mais au moins on rigole, à la différence de Franck Montagny.

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« Bottas, j’oublie. A part faire des calendriers. Il est plus en recherche de personnalité que de performance », coupe le consultant. Il lui préfère Alex Albon « un gamin qui aura des vrais choix à la fin de la saison », ou un Carlos Sainz, « le calimero de la F1 », encore plus depuis qu’il a appris son départ forcé de chez Ferrari, avec l’arrivée d’Hamilton.