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En images : Le triomphe monumental de Van der Poel sur les pavés de l’enfer du Nord
Cyclisme•Grandissime favori, le champion du monde néerlandais n’a pas tremblé pour s’offrir son deuxième Paris-Roubaix dimanche, au terme d’un raid solitaire de 60 kilomètresMamadou-Oury Diallo
Une domination sans partage, une performance monumentale pour s’offrir un deuxième Monument en huit jours. Une semaine après son triomphe sur le Tour des Flandres, Mathieu Van der Poel a enchaîné dimanche avec le Paris-Roubaix, qu’il a enlevé haut la main pour la deuxième fois consécutive.
Épargné par les problèmes mécaniques et les crevaisons sur les pavés, le Néerlandais, qui a pu compter sur l’excellent travail de sape de son équipe Alpecin-Deceuninck, s’est envolé à 60 kilomètres de l’arrivée, pour aller décrocher en solitaire, avec son maillot de champion du monde, sa couronne dans le vélodrome André-Pétrieux de Roubaix.
Une démonstration de force comme le suggère l’écart de trois minutes sur les deux autres coureurs qui complètent le podium, son coéquipier Jasper Philipsen et Mads Pedersen (Lidl-Trek). Retour en images sur cette victoire du petit-fils de Poulidor sur la Reine des classiques.
Pour cette 121e édition de l’enfer du Nord, 175 coureurs – répartis dans 25 équipes – étaient au départ sur un parcours de 260 km, dont 56 km de pavés, reconnus pour leur difficulté et leur capacité à faire la différence dans la course.
Une première échappée se forme dès l’entame de la course avec le norvégien Rasmus Tiller de l’équipe Uno-X Pro, accompagné entre autres de la pépite de Visma Per Strand Hagenes, du Danois Kasper Asgreen et de l’Autrichien Marco Haller. Trop ambitieuse pour ne pas dire utopique, la tentative ne fera pas long feu et ils finiront par se faire rattraper après avoir compté seulement 20 secondes d’avance.
Véritable rouleau compresseur, l’équipe d’Alpecin-Deceunink imprime au fil des kilomètres un tempo très soutenu, qui réduit la voilure du peloton tout en plaçant dans des conditions idéales son leader Mathieu van der Poel (MVDP).
Dès les premiers secteurs de pavés, la formation belge prend la tête de la course, entourant bien MVDP. Ce sont donc eux qui régulent le rythme, avec ce travail de sape pour écrémer le peloton et donc éteindre les velléités offensives des adversaires.
Arrivés moins lancés que les autres années dans la Trouée d’Arenberg en raison de la chicane, les cyclistes n’ont connu aucun accident ni de chute avec ce nouvel aménagement. Mads Pedersen, considéré comme le challenger numéro 1 de van der Poel, a dicté le tempo à l’avant. Des coups de pédales qui ont fait mal à de nombreux coureurs.
Le champion du monde néerlandais se signale une première fois avec une attaque incisive sur les pavés d’Arenberg. Une grosse accélération que personne n’a pu suivre. Seuls Mads Pedersen, Jasper Philipsen et Mick van Dijke ont réussi à limiter les écarts.
A 60 km de l’arrivée, à Orchies, le leader d’Alpecin-Deceunink attaque à nouveau. L’offensive est cette fois impitoyable. Personne ne peut suivre. Ses coups de pédales sont irrésistibles. Il s’envole tout seul vers le sacre.
Parti en solitaire, le Néerlandais creuse l’écart avec la concurrence, et se dirige vers ce qui ressemble à un triomphe monumental.
Sûr de sa force, jamais traversé par le moindre de doute ni de coup de mou physique, le petit-fils de Poulidor accroît constamment son avance sur ses poursuivants.
Van der Poel ayant plié le jeu, le seul moment de suspense aura été la course pour la place du deuxième. Celle-ci a été glanée par un Alpecin-Deceuninck, en l’occurrence Jasper Philipsen, trop fort à l’arrivée au sprint face à Mads Pedersen et Nils Politt.
Premier Français, Christophe Laporte a terminé à la 25e place sans jamais pouvoir peser sur la course. Il faut souligner, qu’à sa décharge, le coureur de Visma n’a pas été verni avec une journée galère, ponctuée notamment par sa crevaison dès le premier secteur pavé, à Troisvilles.
Ayant implacablement détruit toute résistance et accru progressivement l’écart, Mathieu Van der Poel a passé la ligne d’arrivée avec trois minutes d’avance. Il s’offre ainsi à 28 ans un sixième Monument et devient le cinquième homme à réaliser le doublé Ronde-Enfer du Nord.


















