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Le Ventoux au programme du Tour féminin, « difficile de faire plus majestueux »

Tour de France femmes : Avec le Ventoux, « difficile de faire plus majestueux », apprécie la directrice Marion Rousse

A l'assaut du « Mont chauve »Le Tour féminin empruntera pour la première fois le Mont Ventoux, « un col emblématique » que la patronne de la compétition est ravie de voir au menu
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

Le Tour de France femmes, lui aussi, réserve des surprises année après année. Pour l’édition 2026, la grande attraction sera l’ascension du Mont Ventoux, pour la première fois de son histoire, selon le tracé dévoilé ce jeudi matin. Le « Mont chauve » sera escaladé par Bédoin, son versant le plus dur.

« Je suis très fière de pouvoir inscrire le Mont Ventoux dans notre jeune histoire du Tour. C’est un col emblématique. Difficile de faire plus majestueux », apprécie la directrice de l’épreuve, Marion Rousse.

Un chrono difficile en Côte d'Or

Avant ça, cette cinquième édition de la Grande Boucle féminine partira de Lausanne le 1er août, jour de fête nationale en Suisse, pour neuf étapes au total dont aussi un contre-la-montre individuel de 21 km exigeant dans le département de la Côte d'Or (une cote de 1,8 km à 6,9 % à mi-parcours, puis 1 km à 4 % avant de descendre rapidement vers Dijon). Elle se terminera à Nice le 9 août.

Ce terminus s’imposait « comme une évidence », a estimé la patronne, rappelant que la cité azuréenne avait déjà accueilli, JO de Paris obligent, l’arrivée finale du Tour de France hommes en 2024 et Paris-Nice tous les ans.

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Entre Suisse et Nice, les coureuses vont traverser le Jura, la Bourgogne, le Beaujolais et le Vivarais, résister à la tentation de s’arrêter dans les vignobles et, donc, découvrir ce col mythique du Ventoux. Le Géant de Provence succède dans la série des ascensions légendaires intégrées au Tour femmes à la Super Planche des Belles Filles en 2022, au Tourmalet en 2023, à l’Alpe d’Huez en 2024 et à la Madeleine l’été dernier, là même où Pauline Ferrand-Prévot avait construit son succès.

Une dernière étape piégeuse

Avec ses pentes assassines, le Ventoux a largement de quoi redistribuer les cartes après le chrono de 21 km lors de la quatrième étape. Mais il ne livrera peut-être pas le verdict définitif, car la dernière étape à Nice offrira de quoi tenter un dernier coup de poker avec la quadruple ascension du col d’Eze et l’ajout, dans le dernier tour, d’un passage par le très étroit chemin du Vinaigrier et le col des Quatre-Chemins pour six kilomètres à 7,6 %.

« La dernière étape est, pour moi, aussi une étape de montagne, souligne Marion Rousse. Il y aura du suspense jusqu’au bout. Personne ne pourra dire en haut du Mont Ventoux que le Tour est joué. Si je devais résumer ce parcours par un mot c’est malicieux, car sur toutes les étapes il y a un piège. »

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En termes de dénivelé positif, ce Tour 2026 sera le plus difficile de sa jeune histoire et il partira pour la première fois une semaine après le Tour hommes, et non dans sa foulée immédiate. « On avait besoin les premières années d’être dans la roue de notre grand frère qui est le Tour hommes parce qu’il n’y avait pas meilleure vitrine pour nous, a expliqué Marion Rousse. Mais on voit bien cette année avec le succès qu’on a connu en termes de spectateurs sur le bord des routes et en termes d'audiences qu’on était capables de voler de nos propres ailes. »