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Pour Vollering, « pas besoin d’avoir la peau sur les os pour gagner » le Tour

Tour de France féminin : Pour Demi Vollering, « il n’est pas nécessaire d’avoir la peau sur les os pour gagner »

TOUR DE FRANCELa Néerlandaise a évoqué la question du poids des coureuses après la victoire finale de Pauline Ferrand-Prévot, qui a perdu quatre kilos avant d’entamer la Grande Boucle
Aymeric Le Gall

A.L.G.

Il fut beaucoup question du poids des coureuses lors du Tour de France féminin, remportée dimanche soir par la Française Pauline Ferrand-Prévot, laquelle avait travaillé en amont pour perdre quatre kilos et arriver sur la Grande Boucle dans sa forme optimale. Interrogée sur cette question au lendemain de sa deuxième place, la Néerlandaise Demi Vollering a tenu à envoyer un message aux petites filles qui rêvent de suivre ses traces dans le cyclisme professionnel.

« Je suis fière de ce poids "lourd" [elle pèse 57 kg]. Je veux être un exemple, montrer aux jeunes filles qu’il n’est pas nécessaire d’avoir la peau sur les os pour gagner, mais qu’il suffit d’y croire, d’avoir la force et de s’entraîner dur pour y arriver », a réagi la lauréate de l’édition 2024.

« Je pourrais perdre du poids, mais je ne veux pas avoir que la peau sur les os. Je ne serai jamais aussi légère que Pauline (Ferrand-Prévot) et (Sarah) Gigante, a-t-elle poursuivi Je pense que j’ai plutôt le bon poids, je suis juste plus grande (1,72 m contre 1,65 m pour « PFP »). Nous avons discuté de la possibilité de perdre un peu de poids, mais lorsque je suis tombée malade pendant le Tour de Suisse, le plus important était de retrouver la santé. »

Kerbaol brise le tabou

Pauline Ferrand-Prévot a, elle aussi, évoqué ce sujet après sa victoire à Châtel. Pour elle, pas question de « rester comme ça parce que je sais que ce n’est pas 100 % sain, mais nous avions également un bon plan avec le nutritionniste de l’équipe et tout était sous contrôle ». C’est sa compatriote Cédrine Kerbaol, diplômée en diététique en parallèle de sa carrière de cycliste professionnelle, qui avait été la première à aborder ce tabou dans le monde du cyclisme.

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« On est dans un moment dangereux. Il y a beaucoup de personnes qui ont gagné de grandes courses avec un poids très léger et, indirectement, les jeunes filles qui essaient de performer vont les prendre pour exemple. […] Ce qui se passe là n’est pas terrible. […] Ces dernières années, c’est très à la mode de compter chaque gramme dans les assiettes. Il ne faut pas qu’on tombe dans une forme de déshumanisation et d’infantilisation. »