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Ces coureurs ambitieux qui ne seront pas élus au « LégislaTour » de France

Tour de France : On a épluché le programme des coureurs-candidats, et voici ceux pour lesquels on ne votera pas

LégislatourCes coureurs sont prêts à faire campagne pendant trois semaines sur le Tour de France, mais malgré tous leurs efforts, les sondages ne plaident pas en leur faveur
Quentin Ballue

Quentin Ballue

L'essentiel

  • Le Tour de France s’élance de Florence ce samedi, dans un week-end marqué par le premier tour des élections législatives.
  • 20 Minutes a décidé de croiser ces deux actualités : les cinq coureurs suivants nourrissent des ambitions et portent de grandes responsabilités, mais ils verront l’Assemblée leur filer sous le nez.

Guillaume Martin-Guyonnet

Il y a quelques années, on le voyait monter sur le podium du Dauphiné, finir sixième de Paris-Nice et huitième du Tour de France. A force de grimper, on a espéré. Cependant, il faut regarder la réalité en face : il n’a jamais gagné au niveau WorldTour donc pour arracher une étape dans un peloton aussi dense que celui de ce Tour de France, il risque d’être trop court. Une place d’honneur au général ? Pourquoi pas mais même si les planètes s’alignent, avec presque 60 bornes de contre-la-montre, il ne fera probablement pas mieux que neuvième ou dixième. Foutu plafond de verre.

Son alter ego politique : Toujours présent dans le paysage. Toujours des responsabilités et un costume de leader dans son équipe. Il joue le premier rôle sur des courses locales, mais la marche est trop haute quand il se présente face à la crème de la crème. François Bayrou.

Mark Cavendish

On aimerait croire à la belle histoire. Celle qui ne se termine par sur une chute, mais sur une victoire. Celle qui lui permettrait de se débarrasser pour de bon du chewing-gum Eddy Merckx pour devenir l’unique recordman du nombre d’étapes remportées sur le Tour (34 actuellement). Le Cav' a gagné deux fois cette année. Une de plus qu’au moment d’aborder le Tour l’an passé, ce qui ne l’avait pas empêché de toucher la victoire du doigt à Bordeaux. Il se battra jusqu’au bout. Malheureusement, la concurrence s’annonce impitoyable dans la circonscription des sprinteurs, où Jasper Philipsen, Arnaud De Lie, Mads Pedersen voire Phil Bauhaus ou Dylan Groenewegen sont annoncés devant lui par les sondages. Mais évidemment, on espère tous qu’ils se trompent.

Son alter ego politique : La dernière danse de la légende. Il a connu les sommets, est tombé bien bas et a décidé de repartir au combat, alors qu’il avait annoncé qu’il s’arrêtait. Seulement, on n’est plus en 2012 et il va falloir jouer extrêmement serré. François Hollande.

David Gaudu

On cherche encore le David Gaudu qui a terminé au pied du podium du Tour de France 2022 et deuxième de Paris-Nice l’année suivante. Voilà un an que le Breton pédale dans la semoule. Gagner le Tour du Jura, comme il l’a fait au mois d’avril, c’est bien, mais ce n’est pas là que l’équipe Groupama-FDJ attend sa tête de gondole. Il commence même à se faire déborder par la jeunesse. On ne veut pas l’enterrer, mais Romain Grégoire semble avoir plus de chances de briller pendant ce mois de juillet.

Son alter ego politique : On a perdu l’espoir qu’il s’installe à la table des grands. Il réussira encore quelques coups d’éclats mais cet été, on imagine surtout qu’il se fera éclipser par ses jeunes coéquipiers. Yannick Jadot.

Enric Mas

Cinquième en Catalogne, sixième en Romandie, septième du Tour de Suisse : Enric Mas traîne toujours dans le haut du classement général. L’Espagnol a une revanche à prendre, lui qui avait abandonné dès la première étape du Tour en 2023. Movistar mise (presque) tout sur lui. Pourra-t-il faire au moins aussi bien que cinquième ou sixième, comme en 2020 et 2021 ? Spoiler : non. On sait très bien que, sauf chute, il finira probablement neuvième et que si quelqu’un gagne une étape dans son équipe, ce ne sera pas lui. Et puis au fond, on commence à connaître le personnage : tout ce qu’il espère, c’est surtout refaire un énième podium sur la Vuelta.

Son alter ego politique : Il fait acte de présence en amont du scrutin, il va se montrer ici ou là, mais on sait tous qu’il prépare la campagne d’après. Edouard Philippe.

Arnaud Démare

Les temps sont durs pour Nono, qui n’a plus obtenu de top 10 depuis… le 14 février. Une éternité pour un sprinteur de son rang. Le Picard n’a pas eu de bol avec un gros coup de fatigue pendant les Classiques puis une fracture de la phalange. La confiance n’est pas là, et il y a clairement plus fort que lui. Il ira peut-être chercher une troisième ou une quatrième place à Nîmes, en troisième semaine, quand la course aura écrémé une partie de ses rivaux. Mais quand on a déjà levé deux fois les bras sur le Tour, on ne revient pas pour autre chose que pour passer la ligne en premier.

Son alter ego politique : Ça n’allait plus avec son ancien patron, alors il a changé de crémerie. Force est de constater que ça marche moins bien. On le voit passer une tête de temps en temps, mais on sait que ça ne redeviendra jamais comme avant. Florian Philippot.