« Qu’il donne des garanties ! »… Le boss de l’équipe cycliste TotalEnergies s’interroge sur les performances de Pogacar
CYCLISME•Jean-René Bernaudeau enjoint le champion slovène a se montrer plus transparent afin de rassurer ceux qui doutent de la pureté de ses performancesA.L.G.
Les performances monstrueuses ne viennent jamais seules quand on parle de cyclisme. Elles sont le plus souvent accompagnées par la petite musique du soupçon. C’est encore celle-ci que Jean-René Bernaudeau, le patron de l’équipe TotalEnergies, a jouée chez nos confrères de RMC au moment d’évoquer les résultats de Tadej Pogacar, quelques jours après son écrasante victoire en solitaire, dimanche, sur le Tour des Flandres.
« C’est quelqu’un d’exceptionnellement fort. Il a une belle gueule, une belle dimension mais je voudrais qu’il aille encore plus loin dans ce qu’est le sportif de haut niveau », a-t-il annoncé en préambule. Comment ? « Qu’il donne des garanties », poursuit le boss de l'équipe TotalEnergies. Qu’il publie ses paramètres, ses watts… ce qu’il fait. Et qu’on stocke les prélèvements pour dire "je suis à votre disposition dans dix ans quand la recherche avancera", comme l’avait fait Félicia Ballanger. »
L’UCI avance sur le monoxyde de carbone
« Le soupçon, on vit avec, on a eu l’affaire Festina. On n’est pas à l’abri d’une autre. Je ne pense pas que le cyclisme ait les moyens de se prendre encore un scandale, il ressort la tête de l’eau. L’AMA (agence mondiale antidopage) a été créée, le passeport biologique a été créé, le logiciel de localisation a été créé, on va dans le bon sens. Mais aujourd’hui il faut aller encore plus loin, il faut changer les lois. »
Bernaudeau évoque notamment l’utilisation des cétones et l’inhalation de monoxyde de carbone pour améliorer les performances des cyclistes. En février dernier, l’UCI a justement interdit cette pratique qu’utilisait le champion slovène, entre autres, et qui avait créé la polémique lors du Tour de France 2024.


















