Tour de France: Bauke Mollema ne comprend pas la décision de reclasser Froome

CYCLISME «Que ce serait-il passé si j'étais le seul à tomber?»...

20 Minutes avec AFP

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Christopher Froome chute sur la 12e étape du Tour de France, le 14 juillet 2016.
Christopher Froome chute sur la 12e étape du Tour de France, le 14 juillet 2016. — AFP PHOTO / POOL / BERNARD PAPON

Sur le papier, c'était lui le principal bénéficiaire de «l'affaire Froome». Tombé comme Richie Porte et le maillot jaune à cause d'une moto bloquée par la foule à quelques centaines de mètres de l'arrivée à Chalet-Reynard, Bauke Mollema a réussi à se relever plus vite que ses adversaires et finir tout seul, loin devant ses compagnons d'échappés. Sauf que le Néerlandais sera finalement crédité du même temps que Porte et Froome après la décision des commissaires.

Ce qu'il ne comprend pas trop. «Qu'est ce qu'il se passe? J'ai l'impression que tout le monde a le droit à des bonus de temps. Je me demande ce qu'il se serait passé si j'avais été le seul à tomber...». On ne le saura effectivement jamais, mais on peut aussi considérer que ce n'est pas très fair-play de la part du grimpeur de la Trek de penser comme cela.

Adam Yates: «La bonne décision»

De son côté, celui qui a pensé être pendant une heure maillot jaune - avant qu'il ne soit rendu à Chris Froome - trouve la décision logique. «  Personne ne veut prendre le maillot jaune de cette façon, explique Adam Yates. C'est comme ça. Je ne me serais pas senti bien de le porter de cette manière. Le cyclisme est l'unique sport qui permet d'être aussi proche du public... avec les risques que cela comporte. J'étais avec Quintana et Valverde quand il y a eu l'incident de Froome. Je pense que les commissaires ont pris la bonne décision.» Romain Bardet, légèrement ralenti dans l'affaire, conclut: « Ce que je constate, c'est que ce ne sont pas des conditions pour faire du vélo. On est obligé de freiner lorsqu'on attaque, on ne sait pas où est la route. Il faut que l'on puisse exercer notre métier en sécurité.»