Coupe du monde 2018: Douze personnes verbalisées dans l'Aisne pour excès de klaxon après la victoire des Bleus

FOOTBALL Une douzaine de personnes ont été verbalisées à Tergnier...

W.P, avec AFP

— 

Tout est dans le texte
Tout est dans le texte — Laurent VU/SIPA

Après la fête vient la gueule de bois. Une douzaine de personnes ont été verbalisées à Tergnier, dans l’Aisne pour avoir trop klaxonné le soir de la victoire de l’équipe de France en Coupe du monde le 15 juillet, a-t-on appris auprès de la police.

Amende pour utilisation abusive du klaxon

Après la victoire des Bleus contre la Croatie, « il y a eu une phase avec énormément de monde sur la voie publique » dans cette ville de 13.000 habitants, a expliqué à l’AFP le commandant divisionnaire Didier Aubin. « J’ai reçu une amende pour utilisation de l’avertisseur sonore. Il est stipulé sur le procès-verbal (PV) que j’ai été interceptée, or je n’ai pas été arrêtée. Je trouve cela injuste, surtout un jour de fête. C’est dur de leur part car tout le monde le faisait », a pesté une automobiliste dans l'Aisne Nouvelle.

Tout le monde le faisait avant 22h. Une fois franchi le cap, les décibels sont retombés. Retour au calme, sauf pour les quelques véhicules klaxonnant de manière quasiment ininterrompue, selon la même source.

Envie de gagner de l’argent

Aussi, les policiers ont dressé huit verbalisations d’un montant de 35 euros pour « usage intempestif du klaxon » et trois pour « usage abusif du régime moteur », quand les deux roues font rugir leur moteur, a expliqué Didier Aubin.

Les amendes, qui sont arrivées aux contrevenants cette semaine, ont été établies « en deuxième partie de soirée avec les personnes qui ont poussé le bouchon un peu trop loin », a précisé le policier. « Beaucoup de gens qui n’en avaient rien à faire du football râlaient, car ça hurlait dans la rue, ça klaxonnait, avec aussi des motos qui faisaient plein de bruit… On a eu aussi beaucoup de réclamations », a dit le commandant divisionnaire. « On était dans un esprit de fête […] Je crois qu’ils avaient envie de gagner de l’argent facilement », s’est quant à elle laissée aller l’automobiliste verbalisée.