Coupe du monde 2018: Quatre Pussy Riot condamnées à 15 jours de prison après l'intrusion pendant France-Croatie

FOOTBALL Quatre membres des Pussy Riot s'étaient introduits sur la pelouse du stade Loujniki, dimanche...

W.P, avec AFP

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Les quatre Pussy Riot avaient interrompu la finale
Les quatre Pussy Riot avaient interrompu la finale — Michael Zemanek/BPI/Shu/SIPA

De la finale de la Coupe du monde, on retiendra la victoire des Bleus (4-2), contre la Croatie. Et l’interruption du jeu par intrusion sur le terrain de quatre membres des Pussy Riot, vêtus de costumes de police. Une entreprise qui a valu lundi à Veronika Nikoulchina, Olga Pakhtoussova, Piotr Verzilov et Olga Kouratcheva d’être condamnés à 15 jours de prison par un tribunal de Moscou.

Ils ont été reconnus coupables d’avoir « gravement enfreint les règles du comportement des spectateurs » et se sont vus infliger la peine maximale. Piotr Verzilov est le fondateur du site MediaZona, qui informe sur les procès des défenseurs des droits de l’homme.

« Libérez les prisonniers politiques »

Les quatre personnes étaient entrées brièvement sur la pelouse dimanche à Moscou​, avant d’être interceptées par les stadiers, à la 53e minute de la finale France-Croatie.

Quelques minutes après, le groupe russe Pussy Riot avait affirmé, sur ses pages Twitter et Facebook, que ses membres étaient à l’origine de l’intrusion, diffusant également une liste de six requêtes, la première étant la libération de tous les prisonniers politiques. Les autres évoquaient la fin des arrestations lors des manifestations pacifiques et « l’autorisation de la concurrence politique dans le pays ».