Coupe du monde 2018: «On se doit d’être une grande équipe et d’aller au bout», les Bleus sont bouillants

FOOTBALL En même temps, maintenant qu'ils sont en demi-finale, ce serait dommage qu'ils s'arrêtent là...

Nicolas Camus

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Corentin Tolisso et Antoine Griezmann lors de la victoire de l'équipe de France contre l'Uruguay en quart de finale de Coupe du monde, le 6 juillet 2018.
Corentin Tolisso et Antoine Griezmann lors de la victoire de l'équipe de France contre l'Uruguay en quart de finale de Coupe du monde, le 6 juillet 2018. — Kirill KUDRYAVTSEV / AFP

De notre envoyé spécial à Nijni Novgorod,

Débriefer le match contre l’Uruguay, c’est bien, mais se projeter, c’est encore mieux. Enfin, disons que c’est humain en tout cas. Mardi soir, à Saint-Petersbourg, l’équipe de France va disputer une demi-finale de Coupe du monde. Et franchement, quand on est là, tous les espoirs sont permis. Surtout quand on fait un match plein comme celui qu’ont réalisé les Bleus ce vendredi, dans un autre style mais sur la même lancée que le huitième de finale contre l’Argentine.

Le chemin est encore très pentu, mais il n’est plus très long pour en voir le bout. « Nous, on croit en nous depuis le début, on sait qu’on est une bonne équipe, dit Corentin Tolisso. Maintenant, ce qui différencie une bonne équipe d’une grande équipe, ce sont ces matchs, les demi-finales, les finales. On se doit d’être une grande équipe et d’aller jusqu’au bout. »

Le milieu des Bleus, qui a parfaitement fait le job pour suppléer Blaise Matuidi, a été le plus cash sur la question. Avec Paul Pogba, qui s’est encore arrêté en zone mixte, et qui a encore régalé. Le nouveau boss de l’équipe de France a résumé la pensée de tout le monde, en utilisant une métaphore de personne. « Si on est allé jusque-là, ce n’est pas pour descendre du bateau, avance Paulo. On est content, on a fait une très bonne partie, tous ensemble, bravo. Mais il faut continuer et aller en finale. »

« On va tout faire pour rendre fiers les Français »

Les demi-finales sont une frontière entre une compétition réussie et une compétition historique. Est-ce que ces Bleus ont ça dans le ventre ? « On a le potentiel pour être en demie, ça c’est sûr », répond (à côté) Didier Deschamps en se souriant. On le comprend, il gardera ses discours pour le vestiaire. Olivier Giroud, lui, est bouillant : « Etre en demi-finale de Coupe du monde, c’est un rêve de gosse. Mais on veut toujours aller plus haut, repousser nos limites. On va tout faire pour rendre fiers les Français, nos proches, tout le monde. »

Le plus beau dans tout ça ? « On a beaucoup de motifs d’espérer », lâche le numéro 9 des Bleus, l’œil pétillant. Et oui, parce que cette demie, elle est tout sauf tombée du ciel. La France avance à son rythme depuis le début, montant en intensité en même temps que l’adversité augmente. Si c’était pour finir en apothéose, on veut bien se refaire tous les France-Australie que vous voulez, les gars.