Coupe du monde 2018: Et si ce match contre l’Argentine était une bénédiction pour les Bleus?

FOOTBALL C'est exactement ce qu’il fallait à nos petits Bleus pour les réveiller...

Nicolas Camus

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Lucas Hernandez, passion baston (sur le terrain).
Lucas Hernandez, passion baston (sur le terrain). — SAEED KHAN / AFP / Montage

De notre envoyé spécial à Kazan,

Depuis l’épilogue un peu fou du groupe D mardi dernier, une pensée ne cesse de nous accompagner. Et si ce match contre l’Argentine était en fait une bénédiction ? Ça aurait été peut-être mieux pour ce 8e de finale de Coupe du monde de tomber sur l’Islande ou le Nigeria, en tout cas sur le papier, mais au fond de nous, on est persuadés que cette affiche est exactement ce qu’il fallait à nos petits Bleus pour les réveiller après une phase de poule lénifiante.

Aller chercher des choses, tout de suite

Après s’être rassurée sur leur solidité défensive, l’équipe de France a besoin d’un match fondateur dans cette compétition. Tout de suite. Une rencontre où l’adversité l’obligera à aller chercher des choses tout au fond. L’Argentine, aussi médiocre est-elle apparue lors du premier tour, peut être cet adversaire, comme l’avaient été l’Italie au Mondial 86 ou l’Espagne en 2006 au même stade de la compétition. Elle en a l’histoire, les joueurs et un génie pour enrober tout ça. « C’est sûr qu’une victoire en faisant un grand match et en se montrant solides, ça ferait énormément de bien point de vue confiance et mental », reconnaissait Steve Mandanda mercredi depuis Istra.

Ce n’est pas parce qu’ils nous servent le discours de « l’objectif atteint et c’est tout ce qui compte » au sortir de leur premier tour que les Bleus ne sont pas conscients qu’ils vont devoir montrer autre chose pour croire en leurs chances. « C’est possible que ça serve de déclic », a lâché jeudi Thomas Lemar, qui s’était pourtant bien appliqué à ne dire absolument rien d’intéressant lors de sa venue en conférence de presse. Preuve que ça doit les démanger quand même un peu de sortir vraiment comblés d’un match.

Dans une interview intéressante donnée sur le site de la FFF, Paul Pogba, qui décidément n’en finit plus de parler - et c’est tant mieux -, résume bien la situation. « Ça va être du gros, parce qu’on veut les battre mais aussi enlever les doutes que beaucoup de personnes ont sur nous, avance le milieu de terrain. C’est un bon test pour nous tous. Pour devenir les meilleurs, il faut battre les meilleurs. C’est une étape pour réaliser nos rêves. Je pense que ça va être beau, très, très beau. »

Honnêtement, on ne demande qu’à le croire. Et un tout petit quelque chose en nous qui a réussi à survivre aux trois premiers matchs pense même que ça va arriver. « On reste sur une impression mitigée. Mais les compteurs sont presque remis à zéro, note Didier Deschamps​. On l’avait vu à l’Euro, avec des équipes qu’on voyait bien après les poules et qui étaient sorties. C’est une nouvelle compétition qui commence, avec des matchs couperets. Ça passe ou ça casse, il n’y a plus le choix. » Allez, c’est l’heure de se lâcher les gars.