Coupe du monde 2018: L'Australie «prend souvent des fessées contre les grosses nations» comme la France

FOOTBALL Fahid Ben Khalfallah joue en Australie depuis quatre ans. L’ancien bordelais nous en dit un peu plus sur le premier adversaire des Bleus…

Propos recueillis par Clément Carpentier

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L'Australien Aaron Mooy (en jaune) face au Tchèque Josef Sural, le 1er juin 2018.
L'Australien Aaron Mooy (en jaune) face au Tchèque Josef Sural, le 1er juin 2018. — Ronald Zak/AP/SIPA
  • La France affronte l’Australie, ce samedi (12h), pour son premier match.
  • Fahid Ben Khalfallah présente l’adversaire des Bleus comme une équipe accrocheuse et plutôt joueuse.
  • Il faudra notamment faire attention à leur vitesse sur contre-attaque.

Le moment de vérité approche pour l'équipe de France. Ce samedi (12h), les Bleus affronteront l’Australie pour leur premier match de la Coupe du monde en Russie. Les Français partent largement favoris face à la 36e nation mondiale. Mais les Australiens comptent bien vendre cher leur peau après une campagne de matchs amicaux plutôt bonne.

L'ancien joueur des Girondins, Fahid Ben Khalfallah joue depuis quatre ans en Australie.
L'ancien joueur des Girondins, Fahid Ben Khalfallah joue depuis quatre ans en Australie. - JEFF PACHOUD / AFP

Et qui de mieux que Fahid Ben Khalfallah pour nous parler de cette équipe. L’ancien milieu de terrain des Girondins de Bordeaux joue dans le championnat australien depuis maintenant quatre ans.

Comment jugez-vous le football australien ?

En arrivant, j’ai été plus que surpris. C’est un sport en plein développement ici. Mais, ça reste compliqué car le pays est tellement grand et surtout, il y a beaucoup de concurrence avec les autres sports. Une chose est sûre, je m’attendais à jouer devant 50.000 spectateurs certains matchs.

Quel est le niveau des joueurs ?

La plupart ont un niveau Ligue 2. Les grosses équipes peuvent avoir des joueurs de niveau bas de classement de Ligue 1. Par exemple, Sydney, l’équipe championne cette saison, pourrait se maintenir en L1. Mais, il y a surtout beaucoup de niveaux différents et puis presque tous les internationaux jouent à l’étranger. Ils ont tous le niveau de bas de Ligue 1.

La sélection a une place importante dans le pays ?

Comme dans chaque pays, tout le monde supporte l’équipe mais il n’y a pas un engouement comme en France ou d’autres pays. Elle n’a pas le niveau de la France, c’est clair.

Elle gagne pas mal car c’est l’une des meilleures équipes d’Asie mais, elle prend souvent des fessées contre les grosses nations.

Quel est son style ?

C’est une équipe qui ne lâche jamais rien. Elle va se battre. Elle est très accrocheuse. En Asie, elle domine donc c’est plutôt une équipe qui essaie de jouer. Après contre la France, elle n’aura pas beaucoup le ballon et elle ne défend pas très bien. Ils vont jouer en contre-attaque avec leur vitesse, il faudra faire attention.

Il faut se méfier de quels joueurs ?

Déjà, ils ont plutôt un bon gardien. Il y a le capitaine Aaron Mooy au milieu de terrain, c’est un vrai bon joueur de football. Solide dans les duels. Sur la droite, ils ont Mathew Leckie qui va très vite. Enfin, il y a le très jeune Daniel Arzani, c’est leur vrai talent mais il sera sûrement remplaçant. Je pense qu’ils vont surtout souffrir derrière car c’est un peu du bricolage.

L’Australie y croit ?

Il y a trois semaines, les gens se demandaient comment gagner un point lors de la phase de poules mais avec les matchs de préparation, ils y croient maintenant contre la France.

Ils se prennent à rêver. En plus, les joueurs n’ont aucune pression. Après même un match nul serait un miracle pour eux.

Un pronostic ?

La France a 90 % de chances de gagner même si on n’est jamais à l’abri d’une surprise. Mais si les Bleus sont à leur niveau, il n’y aura pas photos !