Mondiaux d’athlétisme : « C’était la bonne chose à faire… » Les tests de féminité « vont perdurer »
Tokyo•World Athletics se satisfait de la procédure de tests introduite pour les athlètes féminines20 Minutes avec AFP
La Fédération internationale d’athlétisme a introduit des tests de féminité avant les Championnats du monde de Tokyo, une première. Le président de l’instance, Sebastian Coe, s’est félicité du « succès » de cette nouvelle procédure ce dimanche, dernier jour de compétition.
« Le test du gène SRY (qui détermine la présence chez un être humain du chromosome Y et donc des caractéristiques mâles, N.D.L.R.) était sans conteste la bonne chose à faire si l’on veut promouvoir et protéger la catégorie féminine », a insisté le Britannique lors d’une conférence de presse.
« Il ne devrait y avoir aucune ambiguïté » sur la féminité d’une athlète, assure-t-il. « Alors il faut effectivement tout faire pour y parvenir et non pas se contenter de paroles. Ce test est un élément tout à fait essentiel aux principes et à la philosophie que nous suivons à World Athletics. » Ces tests « vont perdurer », a-t-il donc affirmé.
Une fois, c’est tout
« Ce test se fait une fois pour toutes. Donc si une athlète le passe une fois, elle ne le fera plus jamais », rappelle Coe en précisant que « 100 % des athlètes (femmes) des Mondiaux » avaient passé le test.
Seules les athlètes négatives au test SRY (qui se fait par prélèvement sanguin ou à l’intérieur de la joue) sont autorisées à participer aux épreuves féminines des compétitions comptant pour le classement mondial.
Les athlètes transgenres qui ont eu une puberté mâle ne sont déjà pas admises dans les compétitions féminines de World Athletics. Et celles qui présentent un taux de testostérone trop élevé doivent suivre un traitement médicamenteux pour l’abaisser afin d’entrer dans les critères fixés par la fédération internationale pour les compétitions féminines.
« Très peu d’athlètes ont exprimé des doutes »
Le président de World Athletics a en outre insisté sur le fait que le test SRY n’était « pas un test ADN » et qu’une fois le résultat du test validé, « les données étaient détruites ».
Ces tests, illégaux en France notamment, suscitent toutefois malaise et critiques chez certains athlètes et scientifiques. Selon Coe, il a été très bien accueilli par les athlètes : « Très peu d’athlètes ont exprimé des doutes sur leur importance. Dans leur écrasante majorité, les athlètes femmes l’ont soutenu. »


















