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Lens va apprendre à vivre sans Gervais Martel

Lens va apprendre à vivre sans Gervais Martel

FOOTBALLLuc Dayan le remplace à la tête du club...
Joseph Delouvrié

Joseph Delouvrié

Une nouvelle ère démarre à Lens. Et elle se fera sans Gervais Martel, qui a démissionné lundi soir selon un communiqué de l’actionnaire majoritaire du club, le Crédit Agricole Nord de France. Il a été immédiatement remplacé à la tête du Racing par Luc Dayan, a précisé la banque juste après la tenue des conseils de surveillance des deux structures gérant le Racing. Malgré une ultime tentative pour réunir la somme suffisante au rachat des parts de la banque, Gervais Martel quitte donc après 24 ans de service la présidence d’un club où il a tout connu. Le titre de champion, la Ligue des Champions et la récente double relégation en L2 qui lui aura été fatale. L’emblématique président reste toutefois prioritaire en cas d’offre de rachat par un tiers.

Dayan veut réduire la masse salariale

Son successeur, ex-président du Losc (2000-2001), Sannois-Saint-Gratien, Nantes et Strasbourg, est habitué aux redressements de clubs en difficulté. Contacté hier avant et après sa nomination, il n’a pas souhaité communiquer. Sa mission, qui s’annonce compliquée, sera précisée mardi lors d’une conférence de presse, mais la banque a d’ores et déjà évoqué quelques pistes. «Réduction de l’effectif à 24 joueurs, harmonisation de la politique salariale et intégration de jeunes », la réduction des charges est au cœur du chantier. Lens – et «sa masse salariale deux fois plus importante que la moyenne de L2» - va devoir se serrer la ceinture. Alors, « la remontée en L1, à terme», également évoquée, semble être une conséquence et non un but.

Celui qu’il faut désormais appeler l’ex-président lensois est resté injoignable mardi soir. Et on le comprend. Après avoir tout donné au Racing pendant un tiers de sa vie, l’emblématique patron du RCL avait certainement rêvé d’une plus belle sortie. Même le soutien réaffirmé par la banque au projet de modernisation de Bollaert n’a dû lui arracher un sourire.