Un sélectionneur étranger à la tête des Bleus ?
Fabio Capello, Pep Guardiola, Rafael Benitez, Louis van Gaal… Cette liste (non exhaustive) de techniciens étrangers libres de tout contrat, Noël le Graët n'en a que faire. Dans le dossier de la succession de Laurent Blanc, il ... Fabio Capello, Pep Guardiola, Rafael Benitez, Louis van Gaal… Cette liste (non exhaustive) de techniciens étrangers libres de tout contrat, Noël le Graët n'en a que faire. Dans le dossier de la succession de Laurent Blanc, il paraît en effet impossible que le président de la FFF opte pour un sélectionneur qui ne serait pas français. Le favori s'appelle toujours Didier Deschamps. Pourtant, un étranger sur le banc, l'équipe de France a déjà connu.
En 1973, le Roumain Stefan Kovacs débarque à Paris. Le premier et le dernier sélectionneur des Bleus sans passeport tricolore. « Quand il arrive, c'est une période difficile pour l'équipe de France. Il y avait de mauvais résultats, la fédération ne savait pas à qui donner le poste, raconte Michel Hidalgo, qui sera son adjoint pendant deux ans. Il venait d'un grand club, l'Ajax Amsterdam. C'est un peu comme si on allait chercher Mourinho aujourd'hui. » Kovacs n'aura pas de résultat non plus avec les Bleus, « mais il a fait taire tous les relous », raconte Hidalgo, qui avoue avoir largement profité du travail du Roumain quand il a pris sa succession.
En poste lors de la victoire française à l'Euro 1984, Hidalgo assure que « le contexte n'est plus du tout le même » aujourd'hui : « Déjà, on n'a quand même trois, quatre Français, dont un qui a gagné des titres, Didier Deschamps. Et puis un grand entraîneur étranger, il y en a un qui est arrivé à Paris, c'est pas pour ça que le PSG a été champion. » Derrière lui, c'est toute la corporation des coachs français qui fait corps. « Un étranger, ça voudrait dire qu'on renierait notre système de formation, et que les Français ne seraient pas assez compétents pour s'occuper de leur propre sélection », ajoute Pierre Reppellini, vice-président de l'Unecatef, le syndicat des entraîneurs. Le passeport des coachs fait moins débat quand c'est un Français qui s'installe sur le banc d'une autre sélection.Antoine Maes


















