Ligue 1: Montpellier-PSG, un duel pour le titre passé au scanner

FOOTBALL A sept matchs de la fin du championnat, 20 Minutes se penche sur le rapport de force entre les deux premiers...

Antoine Maes

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Le Parisien Thiago Motta à la lutte avec le Montpelliérain Olivier Giroud, le 19 février 2012, au Parc des Princes.
Le Parisien Thiago Motta à la lutte avec le Montpelliérain Olivier Giroud, le 19 février 2012, au Parc des Princes. — REAU ALEXIS/SIPA

Sept matchs, 21 points en jeu, et seulement trois d’avance pour les Héraultais. Si Montpellier est légèrement en avance sur le PSG dans la course au titre, celle-ci est loin d’être pliée. Alors que les hommes de René Girard préparent un déplacement à Lorient, et ceux d’Ancelotti un voyage à Auxerre, 20 Minutes passe le duel au crible.

Les joueurs clés: Avantage MontpellierBizarrement, si on loue la qualité collective du MHSC d’un côté et les individualités parisiennes de l’autre, le sprint final propose une vision différente. A la Paillade, Giroud et Belhanda sont en feu, tandis qu’à Paris, Nenê et consorts sont davantage dans le dur. «Quand on a des garçons comme Youness ou Olivier, ils peuvent faire la différence à tout moment, ce n’est pas négligeable. Il y a des saisons comme ça on ne sait pas pourquoi on sent qu’on peut toujours y arriver», sourit René Girard. On est loin de ce constat quand on évoque les performances de Javier Pastore, inexistant ces derniers mois, «mais qui ne s’est jamais dérobé», assure son coéquipier Maxwell. 

Le calendrier: Egalité – Impossible de départager les deux équipes dans ce domaine. Pour une raison assez simple: le PSG et Montpellier, sur les sept derniers matchs, auront quatre adversaires en commun (Lille, Lorient, Rennes, Auxerre et Valenciennes). Les deux équipes recevront d’ailleurs autant de fois (quatre) qu’elles se déplaceront (trois). «Maintenant de toute façon, il y a sept matchs, il faudra tous les prendre. Si on gagne à Lorient, ça sentira bon, mais ce n’est pas acquis», évacue René Girard. «On est un peu derrière. On n’a plus le droit de perdre du terrain. Nous ne pouvons plus perdre», remarque tout de même Maxwell. 

La pression: Egalité – On peut caricaturer et imaginer des Montpelliérains sans pression et des Parisiens tétanisés par la perspective d’une saison blanche. On peut aussi remarquer que les Héraultais ne risquent pas de se retrouver de sitôt en aussi bonne position, tandis que chez les Qataris, le plus important reste de se qualifier pour la Ligue des Champions. D’autant que pour Louis Nicollin, la course à l’armement est perdue d’avance. «Il y a des sirènes. Quand elles commencent à sonner, c’est difficile de mettre le hola. Mais j’ai bon espoir de les garder. Pas tout le monde mais j’ai bon espoir», retient René Girard.