Julien Benneteau : «Je suis en quart et je n'y crois toujours pas»

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Le Français Julien Benneteau, 95e mondial, s'est qualifié lundi pour les quarts de finale du tournoi de tennis de Roland-Garros en bénéficiant de l'abandon de l'Espagnol Alberto Martin, mené 5-1 dans le premier set.
Le Français Julien Benneteau, 95e mondial, s'est qualifié lundi pour les quarts de finale du tournoi de tennis de Roland-Garros en bénéficiant de l'abandon de l'Espagnol Alberto Martin, mené 5-1 dans le premier set. — Bertrand Guay AFP

Interview de Julien Benneteau, dernier français en lice, qualifié pour les quarts de finale

Grâce à l'abandon d'Alberto Martin, vous voilà en quart de finale de Roland-Garros...

Je voyais bien qu'il avait mal [blocage lombaire], mais je ne pensais pas qu'il allait abandonner dès le premier set. Mon clan me disait de rester concentré tout le temps. Mais même au moment où je lui serre la main, où je m'assois sur la chaise, je n'y crois pas encore. Je suis en quart et je n'y crois toujours pas. C'est génial !

D'autant que physiquement, vous n'étiez vous-même pas au mieux...

Oui, j'étais inquiet au sujet de ma cuisse et de mes adducteurs, qui me faisaient mal. Dimanche soir, j'étais dans la cabine du docteur et on était assez pessimiste. Il m'a dit : “Tente le coup, ça ne devrait pas s'aggraver, et ton adversaire peut toujours se tordre la cheville au premier set.” Cela allait mieux ce matin, mais j'ai beaucoup de chance. Je ne sais pas comment j'aurais réagi si j'avais dû jouer 3 ou 4 heures.

Comment voyez-vous venir votre affrontement face à Ivan Ljubicic en quart de finale ?

Il perd très peu de matchs depuis deux ans, il est très régulier. Il se retrouve souvent dans le dernier carré des tournois, sur dur comme sur terre. Il est en pleine confiance et il sert très bien, cela va être délicat.

Comment expliquez-vous votre présence en quart de finale d'un Grand Chelem ?

Depuis le début de saison, je me sentais bien. J'ai fait de gros matchs, mais je me suis blessé à Monte-Carlo, ce qui a quelque peu brisé mon élan. Aujourd'hui, j'ai eu beaucoup de chance, mais ce n'est pas la chance qui m'a fait battre Baghdatis et Stepanek. Je suis allé chercher ces victoires, et cela n'arrive pas par hasard. Les gens qui sont venus me féliciter me disent que c'est mérité.

Recueilli par Gaël Anger