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Fabrice Santoro : «J'ai plus de chance d'aller loin à Wimbledon»
Interview de Fabrice Santoro, Nº 51 au classement ATP©2006 20 minutes
Interview de Fabrice Santoro, Nº 51 au classement ATP
Vous avez perdu en deux jours contre José Acasuso, 11-9 au 5e set... Où trouvez-vous, à près de 34 ans, la force de vous battre sur chaque point ?
Je me pose parfois la question. J'aime bien me battre, c'est quelque chose que j'ai en moi depuis tout petit. Le jour où je ne me bats plus, je disparais dans les trois mois. Et si je tentais de battre Acasuso en jouant à sa manière, je me ferais éclater en trois manches. Là, j'étais largement mené dimanche soir, mais il y avait une ambiance extraordinaire. C'est aussi le public qui m'a donné la force de me battre.
Au niveau de la combativité, avez-vous un égal sur le circuit ?
Quand je vois ce que fait Nadal, ça m'éclate. Il court d'un mur à l'autre dans les vestiaires, il sprinte vers son camp après le tirage au sort. On voit qu'il en veut, je suis dingue de ça.
Pendant vos matchs, il y a toujours des échanges fabuleux. Etes-vous conscient d'avoir un jeu unique ?
Je n'ai pas de coups extraordinaires, mais j'adore jouer avec les effets, les angles ou le vent comme aujourd'hui (hier). Avec l'âge, j'arrive à jouer mon meilleur tennis dans les grands tournois, je me concentre sur les Grand Chelems et les épreuves en France principalement. Je suis en bonne condition physique et je peux tenir des matchs longs, même si je sais que j'ai plus de chances d'aller loin à Wimbledon qu'à Roland-Garros.
Votre jeu si particulier vous vaut-il des ennemis sur le circuit ?
Non, je m'entends bien avec 98 % des joueurs. Le match face à Acasuso était très fair-play malgré la tension, l'ambiance et son énervement par moment. Mais c'est vrai que pour mon adversaire, jouer contre moi est devenu quelque chose de spécial.
Recueilli par Gaël Anger



















