Noël Le Graët songe à remplacer Laurent Blanc par Paul Le Guen après l'Euro

FOOTBALL Selon Le Monde, le président de la FFF reprocherait au sélectionneur des Bleus son staff technique pléthorique...

A.P.

— 

Le nouveau président de la fédération française de football, Noël Le Graët, le 24 mai 2011 à Paris.
Le nouveau président de la fédération française de football, Noël Le Graët, le 24 mai 2011 à Paris. — A.Pierre/Sipa

Publié en page deux, l’article du Monde risque de faire beaucoup parler dans petit monde du football français. Selon le quotidien, Noel Le Graët, président de la Fédération française de football (FFF), aurait  «lancé une croisade» visant  Laurent Blanc. Se basant sur des rumeurs au siège de la FFF, le journal prête à Le Graët l’envie de remplacer l’actuel sélectionneur par Paul Le Guen (actuellement en poste à Oman) après le championnat d’Europe en juin prochain.

Entre les deux hommes, le torchon brûle depuis un moment. Blanc réclame une prolongation de son contrat avant l’Euro que lui refuse Le Graët. «Si je dois rester, il faudra que mon contrat soit prolongé avant l'Euro»,  a prévenu Blanc dont le contrat arrive à échéance en juillet.

L’équipe de France: «Un Etat dans l’Etat»

En dehors de cette insistance pour être prolongé, Noel Le Graët reproche au Cévenole son staff surdimensionné composé de 22 personnes, dont de nombreux doublons. «On compte quasiment plus de membres de l’encadrement que de joueur», observe Bernard Barbet, président de la Ligue du football amateur. Les 90.000 euros annuels perçus par Fabien Barthez pour distiller quelques conseils aux gardiens de l’équipe de France agaceraient au plus au point Le Graët. Selon Le Monde, Blanc et ses proches seraient devenus «un Etat dans l’Etat» aux yeux du Breton. Un Etat pas loin de sombrer à nouveau dans la crise.